SCÈNE II
LUCINDE, SGANAEELLE.
Ah '. voilà ma fille qui prend l'air. Elle ne me voit pas. Elle soupire ; elle lève les jeux »■ ciel. (À £uciWe.) Dieu vous garde 1 Bonjour, ma mie. Hc bien 1 i^u'esl-ce? Comme vous en va ? Hé quoi ! toujours tiitte et nkélancoliijue comme cela 1 et tu ne veuipasmcdii'e ce que lu as ! Allons donc, ddcouvrc-moi ton petit cœur. L.i, ma pauire roic, dis, dis; dis tes petites pensées à ton petit papa mifjnon. Courage! veux-tu que je te baise? Viens, (n part.) J'enrage de la voir de celle hulUDiii'-là. (A Liicinde.) Mais, dis-moi, me venitu t'iiiie monrir de déplaisir ? et ne puis-jc savoii' d'iii'i vicntccttcgrande langueur? Découvre-m'en
-iiii>ie,et je le promets de faire toutes choses
JtCTE I, SCÈNE II. 379
pour toi. Oui , tu n as qu*à me dire le sujet de ta tristesse : je t*assure ici et te fais serment qu'il ifj a rien que je ne fasse pour te satisfaire ; c'est tout dire. Est-ce que tu es jalouse de quelqu'une de tes compares que tu voies plus br^e que toi ? et seroit-il quelque étoffe nouvelle dont tu voulusses avoir un habit? Non. Est-ce que ta chambre ne te semble pas assez parée, et que tu sonhaiterois quelque cabinet de la foire Saint- Laurent ? Ce n*est pas cela. Âurois-tu envie d'apprendre quelque chose? et veux -tu que je te donne un maître pour te montrer à jouer du clavecin ? Nenni. Aimerois-tu quelqu'un, et souhaiterois-tu. d'être mariée? (Lueindefait signe tfue oui. )