‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 194 sur 520 · ACTE III, SCÈNE I. 3oy · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I. 3oy

leur donne pour notre métier. Conservons-noas donc dans le degré d'estime où leur fuibiesse nous a mis, et soyons de concert auprès des malades pour nous attribuer les heureux succès de la maladie, et rejeter sur la nature toutes les bévues de notre art. N'allons point, dis-je, détruire sottement les heureuses préventions d'une erreur qui donne du pain à tant de personnes, et, de Tarçent de ceux que nous mettons en terre, nous fait élever de tous côtés de si beaux héritages.

M. TOMES

Vous avez raison en tout ce que vous dites; mais ce sont chaleurs de sang dont parfois on n'est pas le maître.

M. FILftERIN.

Allons donc , messieurs , mettez bas toute rancune , et faisons ici votre accommodement.

M. DESFONANDRÈS.'

J'y consens. Qu'il me passe mon émétique pour la malade dont il s'agit, et je lui passerai tout ce qu'il voudra pour le premier malade dont il sera question.

M. FILLERIN.

On ne peut pas mieux dire ; et voilà se mettre à la raison.

M. DESFOK ÀNDRES.

Cela est fait.

3t)8 L'AMOUR MÉDECll^.

H. FILLERIM.

iTouchez donc là. Adieu. Une antre fois montrez plus de prudence.

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