‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 202 sur 520 · ACTE m, SCKNE VI · texte numérisé non relu

ACTE m, SCKNE VI

âGANAR£LLE.

Oui , oui.

LUGiNDE,à Clitandrc.

' Quoi! vous êtes d9ns les sentiments d'être mon marî?

CLITANDRE

Oui, madame.

LUCINDE

Et mon père y consent ?

SGANARELLE

Oui , ma fille.

LUGIMDE.

Ah! que je suis heureuse, si cela est vcri> table !

CLITANDBE.

, N'en doutez point , madame. Ce n*est pas d'aujourd'hui que je vous aime, et que je brûle da me voir votre mari. Je ne suis venu ici que pour cela; et, si vous voulez que je vous dise nettement les choses comme elles sont, cet habit n'est qu'un prétexte inventé, et je n'ai fait le médecin que pour m* approcher de vous^ et obtenir plus facilement ce que je souhaite.

LUGIMDE.

Cest me donner des marques d'un amour bien tendre , et j'y suis sensible autant que je puis.

3i8 L'AMOUR MÉDECIIV.

SCAN ARELLE, àpart.

O la folle! ô la folle! ô la folle!

LUCINDE

Vous Toulez donc bien, mon père , me dontier monsieur pour époux ?

S.GAHAItBLLfi.

Oui. Çà, donne-moi ta main. Donnez-moi aussi un peu la vôtre , pour voir.

CLITAKDRE.

Mais , monsieur. ..

SGANABELLE, étouffatit de rire.

Non, non; c est pour... lui contenter Fesprit. Touchez là. Voilà qui est fait.

CLITANDRE

Acceptez, pour gage de ma foi, cet anneau que je vous donne. ( hasy à Sganarelle, ) Cest un anneau constellé , qui guérit les égarements d'es* prit.

'LUCINDE

Faisons donc le contrat, afin que rien n'y manque.

CLITANDRE

Hélas ! Je le veux bien , madame. {ba$, hSgana* telle.) Je vais faire monter Thomme qui écrit mes remèdes, et lui faire croire que c'est un notaire.

SGANARELLE

Fort bien.

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