‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 267 sur 520 · M. ROBERT, SGANARELLE, MARTINE · texte numérisé non relu

M. ROBERT, SGANARELLE, MARTINE

H. ROBERT

Holà ! holà ! holà ! Fi ! Qu'est-ce ci ? Quelle infamie ! Peste soit le corpiin , de battre ainsi sa femme !

MARTiKE, à M. Robert.

Et je veux qu*il me batte , moi.

M. ROBERT

Ah ! j'y consens de tout mon cœur.

MARTINE

De quoi vous mêlez-vous ?

M. ROBERT

J*ai tort.

tfARTIKE.

Est-ce là votre affaire ?

M. ROBERT

Vous avez raison.

, MARTINE. '

Voyez un peu cet impertinent, qui veut empêcher les maris de battre leurs femmes !

M. ROBERT

Je me rétracte.

MARTINE

Qu*avez-vou8 à voir là-dessus f

lo LE MÉDECIN MALGRÉ LUL

M. ROBERT

Rien.

MARTINE

£st-ce à vous d*y mettre le nez ?

M. ROBERT

Non.

MARTINE

Mélez-Yous de vos affaires.

M. ROBERT

Je ne dis plus mot.

n me plaît d*étre battue.

M. ROBERT

D*accord.

MARTINE

Ce n est pas à vos dépens.

M. ROBERT

Il est vrai.

MARTINE

Et vous êtes un sot de venir vous fourrer où vous n'avez que faire.

( Elle liêi donne un soufflet. ) M. ROBERT, à Sganarelle, Compère , je vous demande pardon de tout mon cœur. Faites ; rossez, battez comme il faut votre femme : je vous aiderai, si vous le voulez.

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