‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 276 sur 520 · ACTE I, SCÈNE VI. ai · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI. ai

{après avoir hu, )

Voilà du bois qui est salé comme tous les diables.

{Il chxmte*)

QuHl^ sont doux,

Bouteille jolie,

Qu'ils sont doux.

Vos petits glougloux !

Mais mon sort feroit bien des jaloux,

Si vous étiez toujours remplie.

Ah ! bouteille ma mie.

Pourquoi vous videz-vouS ?

Allons , morbleu ! il ne faut point engendrer

de mélancolie.

VA LE RE, heiSy h Lucas.

Le voilà lui-même.

LUCAS, bas y a Valère.

Je pense que vous dites vrai, et que j*avons

bouté le nez dessus.

Voyons de près.

SGANARELLE, embrossant sa bouteille.

Ah! ma petite friponne! que je t*aime, mon petit bouchon !

(// chante. Apercevant Valère et Lucas qui t examinent y il baisse la voix.)

Mais mon sort... feroit bien... des jaloux. Si...

( voyant quon U examine de plu9 près. ) Que diable ! à qui en veulent ces gens-là ?

VALÈPtE, à Lucas Cest lui assurément. ,

LUCAS, à Valère, Le ylà tout craché comme on nous Fa défiguré.

( Sganarelle pose la bouteille à terre ; et Valère se baissant pour le saluer, comme il croit que c'est à dessein de la prendre, il la met de l'autre côté : Lucas faisant la même chose que Valère , Sganarelle reprend sa bouteille , et la tient contre son estomac , avec divers gestes qui font un jeu de théâtre. )

SGANARELLE, h part.

Ils consultent en me regardant. Quel dessein auroient-ils ?

VALÈRE

Monsieur, n est-ce pas vous qui. vous appelez Sganarelle ?

Hé! quoi?

VALÈRE

Je vous demande si ce n'est pas vous qui se nomme Sganarelle.

SGANARELLE, se toumant vers Valèrcy puis vers Lucas.

Oui et non, selon ce que vous lui voulez.

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