ACTE I, SCÈNE VI
VALÈIIE.
Nous ne voulons que lui faire toutes les civilités que nous pourrons.
SCAN ARELLE.
En ce cas , c'est moi qui se nomme S(];anarelle.
VALÈRE
Monsieur, nous sommes ravis de vous voir. On nous a adressés à vous pour ce que nous cherchons ; et nous venons implorer votre aide , dont nous avons besoin.
SCAN ARELLE.
Si c'est quelque chose , messieurs , qui dépende de mon petit négoce, je suis tout prêt à vous rendre service.
VALÈRE
Monsieur, c'est trop de (i;r9ce que vous nous faites. Mais, monsieur, couvrez-vous, s'il vous plaît ; le soleil pourroit vous incommoder.
LUCAS
Monsieur, boutez dessus.
SGAMARELtB, àparf.
Voici des gens bien pleins de cérémonie. ( // se couvre. )
VALÈRE
Monsieur, il ne faut pas trouver étrange que nous venions k vous : les habiles gens sont tou-
a4 LE MÉDECIN MALGRÉ LUL
jours recherchés ; et noos sommes instmits de
votre capacité.
SGAHABBLLK.
n est yrai, messienrs, qae je suis le premier homme du monde pour faire des fagots.
TALÈRK.
Ah! monsieur!...
SGANARKLLE.
Je n y ëpaiigne aucune chose, et les fais d*ane façon qu'il n*y a rien à dire.
VALÈRE
Monsieur, ce n^est pas cela dont il est question.
SGANARELLE
Mais aussi je les vends cent dix sous le cent.
YALÈRE.
Ne parlons point de cela, s'il vous plaît.
8GANARELLE.
Je vous promets que je ne saurois les donner à moins.
VALÈRE
Monsieur, nous savons les choses.
SGAHARELLE.
Si vous savez les choses , vous savez que je les vends cela.
VA L à R E.
Monsieur, c'est se moquer que...