‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 306 sur 520 · THIBAUT, PERRIN, SGANARELLE · texte numérisé non relu

THIBAUT, PERRIN, SGANARELLE

THIBAUT

Monsieur, je venons vous charcher, mon fils Perrin et moi.

SGANARfilLE. ^

Qu'ya-t-il?

THIBAUT

Sa pauvre mère, qui a nom ParrcUe, est dans un lit malade il y a six mois.

SGAHAHELLEf tendant la main comme pour re^ cevoir de l'argent.

Que Tonlez-yoïis que j*y fasse ?

THIBAUT

Je voudrions, monsieu , cjue vous nous baillis-» siez queuque petite drôlerie pour la guarir.

SGAITARBLLE.

Il faut voir. De quoi est-ce qu'elle est malade?

THIBAUT

Aile est malade d'hypocrisie , monsieu.

SGANARELLE

D'hypocrisie ?

THIBAUT

Oui , c'est-à-dire qu'aile est enflée par-tout ; et Tan dit que c'est quantité de sériosités qu'aile a dans le corps, et que son foie , son ventre, ou sa rate, comme vous voudrais l'appeler, au glieu de faire du sang, ne fait plus que de l'iau. Aile a , de deux jours l'un, la fièvre quotiguenne, avec des lassitudes et des douleurs dans les mufles des jambes. On entend dans sa gorge des fleumes qui sont tout prêts à l'étouffer ; et parfois il li prend des syncoles et des conversions, que je crayons qu^le est passée. J'avons dans notre village un apothicaire, révérence parler, qui li a donné je ne sais combien d'histoires ; et il m'en

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