THIBAUT, PERRIN, SGANARELLE
THIBAUT
Monsieur, je venons vous charcher, mon fils Perrin et moi.
SGANARfilLE. ^
Qu'ya-t-il?
THIBAUT
Sa pauvre mère, qui a nom ParrcUe, est dans un lit malade il y a six mois.
SGAHAHELLEf tendant la main comme pour re^ cevoir de l'argent.
Que Tonlez-yoïis que j*y fasse ?
THIBAUT
Je voudrions, monsieu , cjue vous nous baillis-» siez queuque petite drôlerie pour la guarir.
SGAITARBLLE.
Il faut voir. De quoi est-ce qu'elle est malade?
THIBAUT
Aile est malade d'hypocrisie , monsieu.
SGANARELLE
D'hypocrisie ?
THIBAUT
Oui , c'est-à-dire qu'aile est enflée par-tout ; et Tan dit que c'est quantité de sériosités qu'aile a dans le corps, et que son foie , son ventre, ou sa rate, comme vous voudrais l'appeler, au glieu de faire du sang, ne fait plus que de l'iau. Aile a , de deux jours l'un, la fièvre quotiguenne, avec des lassitudes et des douleurs dans les mufles des jambes. On entend dans sa gorge des fleumes qui sont tout prêts à l'étouffer ; et parfois il li prend des syncoles et des conversions, que je crayons qu^le est passée. J'avons dans notre village un apothicaire, révérence parler, qui li a donné je ne sais combien d'histoires ; et il m'en