SCÈNE m
LA PRINCESSE, MORON
LA PHIHGE^SE.
Ta as donc familiarité, MoroD , avec le prince d'hhaijue ?
MOROV*
Ah ! madame , il y a loDg-4emps que nova nous connoissons.
LA. PRIHCESSE*
D*où vient qu'il n'est pas venu jusqu'ici, et qu'il a pris cette autre route quand il m'a vue ?
MOROV.
Cest un homme bizarre , qui ne se plait qu'à entretenir ses pensées.
LA PRIHGESSE.
Étois-tu tantôt au ccnnplimeat qu'il m'a fait ?
MOROir.
Oui , madame , j'y étois ; et je l'ai trouvé un peu impertinent , n'en déplaise à sa principauté.
LA PRinCESSEw
Pour moi, je le confesse, Moron, cette fuite m'a choquée ; et j'ai toutes les envies du monde de l'engager, pour rabattre un peu son orgueil.
MORON
Ma foi , madame , vous ne feriez pas mal ; il le
mériteroit bien : mais , à tous dire vrai , je doute fort que vous y puissiez réussir.
Gomment !
MORON
Comment. Cest le plus orgueilleux petit yilain que TOUS ayez jamais vu. Il lui semble qu^il n*y a personne au monde qui le mérite , et que la terre n est pas digne de le porter.
Mais encore, ne t*a-t>il point parlé de moi ?
MORON
Lui ? non.
n ne t'a rien dit de ma voit et de ma danse ?
MORON
Pas le moindre mot.
Certes, ce mépris est choquant, et je ne puis souffrir cette hauteur étrange de ne rien estimer.
MORON
Il n'estime et n'aime que lui.
' n n*y a rien que je ne fasse pour le soumettre comme il faut.
lïous n'avons point de marbre dans nos mon-