‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 338 sur 520 · I.ICAR81S · texte numérisé non relu

I.ICAR81S

Lève -toi.

MYRTIL

Serez- vous sensible à mes soupirs?

LICARSIS.

Oui.

MTRTIL.

J'obtiendrai de vous l'objet de mes désirs?

LlCARSlS.

Oui.

ii4 MÉLICERTC.

MTRTIL.

Vous ferez pour moi que son oncle foblige À me donner sa main?

LIOARSIS.

Oui. Léve-toi, te dis-je.

MTRTIL. ,

O père le meilleur qui jamais ait été !

Que je baise vos mains , après tant de bonté.

LICARSIS.

Âh ! que pour ses enfants un père a de foi blesse ! Peutpon rien refuser à leurs mots de tendresse? Et ne se sent-on pas certains mouvements doux, Quand on vient à songer que cela sort de vous?

MTRTIL.

Me tiendrez-vous au moins la parole avancée? Ne changerez-vous point, dites-moi , de pensée?

LICARSIS. ^

Non.

MTRTIL.

Me permettez- vous de vous désobéir, Si de ces sentiments on vous fait revenir? Prononcez le mot.

LICARSIS.

Oui Ah ! nature , nature !

Je m'en vais trouver Mopse, et lui faire ouverture De l'amour que sa nièce et toi vous vous portez.

MTRTIL.

Ah ! que né dois-je point à vos rares bontés !

{seul.) Quelle heureuse nouvelle à dire à Mélicerte !

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