SCÈNE XL
D. PÈDRE, ADR4STE, deux laquais.
D. pÈDRE.
Que cherchez - vous ^ cavalier, dans cette maison ?
J*y cherche 'le sei^enr don Pédre.
•D. pénRE.
Vous Favez devant vous.
Adraste.
Il prendra , s'il lui piait, la peine de tire cette lettre.
D. PÈDRE lit.
« Je vous envoie, au lieu de moi, pour le por- «• trait (jae voua savez , ce gentilhomme français , A qui, comme curieux d'obliger les honnêtes « gens , a bien voulu prendre ce soin , sur la pro- « position que je lui en ai faite. Il est, sans conte tredit, le premier homnie du monde pour ces « sortes d'ouvrages, et j'ai cru que je ne vous 4. i4
i58 LE SICILIEN.
■ poavois rendre un service plus açréàble que de « voas renvoyer, dans le dessein que tous a^ez « d'avoir un portrait achevé de la personne que « vous aimez. Gardez-vous bien sur -tout de lui « parler d*ancnne récompense; car c'est un « homme qui s'en offenseroit, et qui ne fait les « choses que pour la ^oire et la réputation. »
Seigneur Français , c'est une grande grâce que vous me voulez faire ; et je vous suis fort obligé.
Toute mon ambition est de rendre service aux gens de nom et de mérite.
D. PBDRE.
Je vais faire venir la personne dont il s'agit.