‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 398 sur 520 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ORGON, CLÉAMTE.

CLÉANTE

A votre nez , mo^ frère, elle se rit de vous :

Et, sans avoir dessein de vous mettre en courroux»

Je vous dirai tout franc que c'est avec justice.

A-t-on jamais parlé d'un semblable caprice ?

Et se peut-il qu'un homme ait un charme aujourd'hui

A vous faire oublier toutes choses pour lui ;

it4 LE TARTUFE.

Qu'aprèf avoir chez vous réparé sa misère. Vous eo Teaics aa point... ?

oftGOir.

Haite là , moo beaa-firère ; Vous oe eoanoissez pas celui doat vous parles.

CLÉAMTE.

Je aa le coooois pas , puisque vous le voulez;

Mais enfin, pour savoir quel homme ce peut être...

OROÔN.

Mon frère, vous sériel charmé de le coonoitre.

Et vos ravissements ne preodroient point de fin.

C'est un homme., qui., ah !.. un homme., un homme enfin. .

Qui suit bien ses leçoos goàte une paix profonde ,

Et comme du fumier regarde tout le monde.

Oui , je deviens tout antre avec son entretien ;

Il m'enseigne à n'avoir affection pour rien ,

De toutes amitiés il détache mon ame;

Et je verrois mourir frère, enfants, mère, et femme.

Que je m*eo soucierois autant que de cela.

CLéANTE.

Les sentiments' hamaioA» mon frère, que voilà!

ORGON

Ah! si vous aviez vu comme j*en fis rencontre, Vous auriez pris pour lui l'amitié que je montre. Chaque jour à l'église il venott, d'un air doux, • Tout vis-à-vis de moi se mettre à deu\ genoux. Il attiroit les yeux de rassemblée entière Par l'ardeur dont au ciel il poussoit sa prière; Il faisoit des soupirs, de grands élancements, i?> baisoit humblement la terre à tous moments .

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