‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 405 sur 520 · MARIAI · texte numérisé non relu

MARIAI

Il n'en est rien , mon père , je vous jure. Pourquoi me faire dire une telle imposture?

ORGON

Mais je veux que cela soit une vérité;

Et c'est assez pour voua que je Taie arrêté.

MARIANE

Quoi! vous voulez, mon père...?

Oui, je prétends, ma fiUe, tJnir, par votre hymen. Tartufe à ma famille. Il sera votre é|>oax , j'ai résolu cela.

{apercevant Dorine.) Et comme sur vos vœux je... Que faites-vous là? La curiosité qui vous presse est bien forte. Ma mie, à nous venir écouter de la sorte.

DORINE

Vraiment, je ne sais pas si c'est un bruit qui part De quelque conjecture, et d'un coup de hasard ; Mais de ce mariage on m'a dit la nouvelle,

si4 ' LE TARTUFE.

Et j'ai traite cela de pore bagatelle.

ORGON

Quoi donc'! la chose est-elle incroyable?

DORINB.

A tel point, Qoe vous-même, monsieur, je ne tous en crois point.

OAOON.

Je sais bien le moyen de vous le faire croire.

DORINB.

Oui ! oui ! vous nous contez une plaisante histoire..

OROON.

Je conte justement ce qu'on verra dans peu.

nORINB.

Chansons!

Ce que je dis, ma fille, n*est point jeu.

nORINE.

Allez, ne croyez point à monsieur votre père; Il raille.

ORGON

Je vous dis...

DORINB.

Non , vous avez beau faire.

On ne vous croira point.

ORGON

A la fin, mon courroux...

DORINB.

Hé^bien ! on vous croit donc ; et c'est tant pis pour vous- Quoi! se peut-il, monsieur, qn*avec Tair d'homme sage^ Et cette large barbe au milieu du visage,

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