MARIAI
Il n'en est rien , mon père , je vous jure. Pourquoi me faire dire une telle imposture?
ORGON
Mais je veux que cela soit une vérité;
Et c'est assez pour voua que je Taie arrêté.
MARIANE
Quoi! vous voulez, mon père...?
Oui, je prétends, ma fiUe, tJnir, par votre hymen. Tartufe à ma famille. Il sera votre é|>oax , j'ai résolu cela.
{apercevant Dorine.) Et comme sur vos vœux je... Que faites-vous là? La curiosité qui vous presse est bien forte. Ma mie, à nous venir écouter de la sorte.
DORINE
Vraiment, je ne sais pas si c'est un bruit qui part De quelque conjecture, et d'un coup de hasard ; Mais de ce mariage on m'a dit la nouvelle,
si4 ' LE TARTUFE.
Et j'ai traite cela de pore bagatelle.
ORGON
Quoi donc'! la chose est-elle incroyable?
DORINB.
A tel point, Qoe vous-même, monsieur, je ne tous en crois point.
OAOON.
Je sais bien le moyen de vous le faire croire.
DORINB.
Oui ! oui ! vous nous contez une plaisante histoire..
OROON.
Je conte justement ce qu'on verra dans peu.
nORINB.
Chansons!
Ce que je dis, ma fille, n*est point jeu.
nORINE.
Allez, ne croyez point à monsieur votre père; Il raille.
ORGON
Je vous dis...
DORINB.
Non , vous avez beau faire.
On ne vous croira point.
ORGON
A la fin, mon courroux...
DORINB.
Hé^bien ! on vous croit donc ; et c'est tant pis pour vous- Quoi! se peut-il, monsieur, qn*avec Tair d'homme sage^ Et cette large barbe au milieu du visage,