‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 420 sur 520 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

TARTUFE, DORÏNE.

TARTUFE, parlant haut à son valets qui est dans t^ maison, dès tfu il aperçoit Dorine.

il Laurent, serrez ma haire avec ma discipKne, I Et priez que toujours le ciel vou9 illuroine. I Si Ton vient pour me voir, je vais aux prisonniers Des aumônes que j'ai partager les deniers.

DORINE, (^ part.

Que d'affectation et de forfanterie!

Que voulez- vous?

DORINE. l

/ Vous dire... . l

TARTUFE, tinmt un mouchoir de sa poche.

Ah ! mon Dieu ! je vous prie, J^ Avant que de parler, prenez-moi. ce mouchoir.

nORINE. .

Comment!

Couvrez ce sein que je ne saurais voir. Par de pareils objets les âmes sont blessées. Et cela fait venir de coupables pensées.

DORINE

Vous êtes donc bien tendre à la tentation ;

Et la chair sur vos sens fait grande impression !

Oerfes, je ne sais pas quelle chaleur vous monte:

rtio LE TARTUFE.

I Mais à convoiter, moi , je ne suis pas si prompte^ I Et je vous verrois nu du haut jusqnes en bas, ^ Que toute votre peau ne me tenteroît pas. J

TARTDFB. ^

/Mettez dans vos discours un peu de modestie , Ou je vais sur-le-champ vous quitter la partie.

DORINB.

Non , non , c*est moi qui vais vous laisser en repos. Et je n'ai seulement qu'à vous dire deux mots. Madame va venir dans cette salle basse , Et d'un mot d'entretien vous demande la grâce.

J^ Hélas! très volontiers.

DORINB., à JMTt.

I Comme il se radoucit ! -

Je Ma foi , je suis toujours pour ce que j*en ai dit.

Viendra-t-elle bientôt?

DORINE. j

Je l'entends , ce me semble, r Oui, c'est elle en personne, et je vous laisse ensemble.

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