‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 490 sur 520 · CI.iANTBIS · texte numérisé non relu

CI.iANTBIS

Ezprime-t-on ainsi le regret d'un ontrage ?

SOSIE

Je n'aarois jamais cru que j'eusse été si sage.

CLBANTHIS.

Loin de te condamner d'un si perfide trait. Tu m*ea fais éclater la joie en ton visage !

SOSIE

Mon Dieu! tout doucement! Si je parois joyeux , prois que j*en ai dans Famé une raison très forte, Et que, sans y penser, je ne fis jamais mieux Que d'en user tantôt avec toi de la sorte.

CLÉANTHIS.

Traître, te moques-ta de moi?

SOSIE

Non, je te parle avec franchise.

En fétat où j*étois , j'avois certain effroi Dont, avec ton discours, mon ame s'est remise. Je m'appréhendois fort, et craignois qu'avec toi

Je n'eusse fait quelque sottise.

CLÉANTHIS.

Quelle est cette frayeur? et sachons donc pourqucM.

SOSIE

\ Les médecins disent, quand on est ivre,

1 Que de sa femme on se doit abstenir;

i Et que , dans cet état , il ne peut provenir

Que des enfants pesants et qui ne sauroient vivre.

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