‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 495 sur 520 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

Je tiens à vos beautés par ud nœud trop serré f

Pour pouvoir un moment en être séparé.

Je vous suivrai par-tout, Alcméne.

ALCMÊNE.

Et moi , par-tout je vous fuirai.

JUPITER

Je suis donc bien épouvantable !

ALCMÈNE

Plus qu'on ne peut dire , à mes yeux.

Oui, je vous vois comme un monstre effroyable,

Un monstre cruel, furieux,

Et dont Tapprocbe est redoutable ;

Comme un monstre à fuir en tous lieux. Mon cœur souffre, à vous voir, une peine incroyable:

C'est un supplice qui m'accable ;

Et je ne vois rien sous les cieux

D'affreux, d'horrible, d'odieux, Qui ne me fût plus que vous supportable.

JUPITER

En voilà bien , hélas ! que votre bouche dit.

ALCMÈNE

J'en ai dans le cœur davantage :

Et , pour l'exprimer tout , ce cœur a du dépit De ne point trouver de langage.

JUPITER

Hé! que vous a donc fait ma flamme , Pour me pouvoir, Âlcméne , en monstre regarder?

ALCMÊNE.

Ah ! juste ciel! cela se peut-il demander?

Et n'est-ce pas pour mettre à bout une amc?

3^6 AMPHITRYON

JVFITEK.

Ak! ifnn tsipnt plus adond...

▲ LCHBlfK.

Roo , je ne tcox do tout woms voir ni xon$ entendre.

JUPITEB.

Ave>-Toas bien le cœur de ne traifer ainsi?

Est*ce là cet unnur si tendre Qoà deroit tant dorer qnknd je vins hier id?

AACHBHE.

ISon, non, ee ne f est pas, et vos lâches injucs

En ont autrement ordminé.

U n*est pins , cet amoor tendre et passionné : Tons favca dans non cAor par cent vives blessures

Cest en sa place an oonrroox infl^ble.

Un vif ressentinent» un dépit invincible, Un désespoir d'un ctmr justement animé , Qui prétend voos haïr, pour cet affront senaUe, Autant qu'il est d*acc«Hrd de vous avmr aimé ;

Et c'est haïr autant qu il est possible. ^upiTsa.

Hélas ! que votre amour n'avoit guère de fÎMce, fil de si peu de dmae on le peut voir nonrir! Ce qui n*étoit que jeu doit-il £ûre un divorce? Et d'une raillerie a-tMm lien de s'aigrir?

ALCMBNB.

Ah! cest cela dont je suis ofiBenaéo, Et que ne peut pardonner mon conrroni:

Des véritables traits d'un mouvement jalons Je me tronverois moins

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