ACTE II, SCÈNE VI. 38i
JUPITER
Dites, parlez, Alcméne.
ALCMÈNE
Faut-ii encor poar vous conserver des bontés. Et vous voir m*outrager par tant d'indignités?
JUPItEB. .
Quelque ressentiment qu'an outrage nous cause, \
Tient-il contre un remords d'an cœur bien enflammé? i
ALCMENE.
Un ctsnr bien plein de flamme à mille morts s'expose Plutôt que de vouloir fAcher l'objet aimé.
JUPITER
Plus on aime quelqu'un , moins on trouve de peine... ]
ALCMÉNE. J
Non y ne m'en parlez point; vous méritez ma haine.
JUPITER
Vous me baissez donc?
ALCMÊNE.
J'y fais tout mon effort , Et j'ai dépit de voir que toute votre offense Ne puisse de mon cœur jusqu'à cette vengeance Faire encore aller le transport.
' JOPITER.
Mais pourquoi cette violence , Puisque pour vous venger je vous offre ma mort? Prononcez-en farrét, et j'obéis sur l'heure.
ALCMÊNE. {
Qui ne sauroit haïr peut-il vouloir qu'on meure? \
JUPITER
Et moi ^ je ne puis vivre à moins que vous quittiez
383 AMPHITRYON
Cette colère qui m'accable , Et que tous B*acconiicx k panlon faTorabk Que je ▼ous demande à tos pieds.
(6mk et CbiriA£f je mettenf <nsB à ^emnix. )
BésoKcz ici fini des d«UL,
On de ponir, ou bien d'absoudre.
ALGHKIVB.
Bébs! ce que je pois résoodre Paraît bien plos qœ je ne tcox.
' Ttmr Tonloir soutenir le courroux qu'on me donne, ( Mm cœur a tn^ su me trabir :
Dire qu'on ne saoriMt bair, N'est-ce pas dire qu'on paidonne?
JDPITEK.
Ak! belle Akmêne, il faut que, comblé dTaliégresse^.
ALCMBKE.
f^^cf** Je me veux mal de mon trop defoibleae.
JUPITEK.
Ta, Sosie, et dépécbe-toi, Toir, dans les doux transports d<mt mon «me est cbaméf , Ce que tn tronTeias d'officiers de Tarmée , Et les invite à dîner avec moi.
{bas^ àp&ri.) Tandis que d'ici je le cbasse , Mercure y remplira sa place.