‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 509 sur 520 · ACTE t!l, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE t!l, SCÈNE V

A douter de tous deux vous peut autoriser. Je ne m'offense point de tous voir en balance; Je suis plus raisonnable, et sais vous excuser. L*œil ne peut entre nous faire de différence. Et je vois qu*aisénient on s*y peut abuser. Vous ne me voyez point témoigner de colère ,

Point mettre l'épée à la main :

C'est un mauvais moyen d^éclaircir ce mystère, Et j'en puis trouver un plus doux et plus certain.

L'un de nous est Amphitryon ; Et tous deux à vos yeux noas le pouvons pdroitre. Cest à moi de finit cette confusion ; Et je prétends me faire à tons si bien connoitre, Qu aux pressantes clartés de ce que je puis être Lui-même soit d*accbrd du sang qui m'a fait naître, Et n'ait plus de rien dire aucune ocdasion. C'est aux yeux des Thébains que je veux avec vous De la vérité pute ouvrir la connoissance; Et la chose sans doute est assez d'importance

Pour affecter la circonstance

De Féclaircir aux yeux de tous.

Alcmêne attend de moi ce public témoignage ; Sa vertu, que l'éclat de ce désordre outrage. Veut qu'on la justifie, et j'en vais ptendre soîù. C'est à quoi mon amour envers elle m'engage; Et des plus nobles chefs je fais un assemblage Pour l'éclaircissement dont sa gloire a besoin. Attendant avec vous ces témoins souhaités ,

Ayez, je vous prie, agréable

De vetiir honorer la table 4. 34

3^8 AMPHITRYON

Où vous a Sosie inTités.

SOSIE

Je ne me trompois pas, messieurs ; ce mot teimine . Toatefirrésolotion;

/ Le Tcritable Amphitryon

Est FAmphitryon où Fou dîne.

AMPHITKTON.

O dd ! pois-je plus bas me Toir humilié ! Quoi ! fant-il qoe J*eDtende ici pour mon martyre Tout ce que Fimposteor à mes yeux vient de dire. Et que, dans la foreur que ce discours m'inspire , On me tienne le bras lié !

HAUCKATÈs, à JmphUwjtm.

Vous Toos plaignes à tort. Permette&-nous d'attendre L'éclaircissement qui doit rendre Les ressentiments de saison.

Je ne sais pas s'il impose.

Mais il parie sur la chose Comme s'il avoit raison.

AMPBITKTOlf.

Alla , feibles amis, et flattei l'imposture : Thèbes en a pour moi de tout autres que tous; Et je vais en trouTer qui, partageant Ilnjnre, Sauront prêter la main à uion juste courroux.

JUPITEft.

Hé bien ! je les attends, et saurai décider Le différent en leur présence.

AMPHITKTOlf.

Fourbe, tu crois par là peut-être t'érader; Mais rien ne te sauroit sauTcr de ma.Teogeanoe.

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