‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 51 sur 520 · ACTE V, SCÈNE II. 8i · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II. 8i

milieu de Totre cour il ait recherché une autre

t ^pie moi.

IPHITAB.

Mais quel intërét dois-tu prendre à lui ?

JTen. prends, Seigneur, à me venger de son mépris ; et comme je sais bien qu'il aime Allante avec beaucoup d'ardeur , je veux empêcher, s'il vous plaît, qu'il ne soit heuret^ avec elle.

IPHITAS.

Gela te tient donc bien au cœur ?

Oui, seigneitr , sans doute ; et, s'il obtient ce qu'il demande, vous me verrez expirer à vos yeux.

IPHITAS.

Va , va , ma fille, avoue franchement la chose ; le mérite de ce prince t'a fait ouvrir les yeux, et tu l'aimes enfin, quoi que tu puisses dire.

Moi, seigneur?

IPHITAS.

Oui , tu l'aimes.

Je l'aime, dites-vous, et vous m'imputez cette lâcheté ! O ciel ! quelle est mon infortune ! Puisjebien, sans mourir, entendre ces paroles? et faut-il que je sois si malheureuse qu'on me soup-

Si LA PRIfîCESSE IVÉLIDE.

çonne de raimer? Ah! si c'ëtoit.nn autre qne ▼OQS, seigneur, qni me dut ce discours, je ne sais pas ce qne je ne ferois point.

IPHfTA.8.

Hé bien ! oai , tu ne l'aimes pas : tu le hais , j*y consens; et je yeux bien, pour te contenter, qu'il n'épouse pas la princesse Agiante.

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