‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 50 sur 520 · LA PRINCESSE, IPHITAS, EURYALE, AGLANTE, CYNTHIE, MORON · texte numérisé non relu

LA PRINCESSE, IPHITAS, EURYALE, AGLANTE, CYNTHIE, MORON

O ciel ! que Tois-je ici ?-

IPHITÂS, à Euryale,

Oui, rhonneur de votre alliance m*est d*un prix très considérable, et je souscris aisément de tous mes suffrages à la demande que vous me faites.

LÀ PRINCESSE, à Iphitas,

Seigneur, je me jette à. vos pieds pour vous demander une grâce. Vous m*avez toujours témoigné une tendresse extrême', et je crois vous devoir bien plus par les bontés que vous m*avez, fait voir que par le jour que vous m* avez donné. Mais, 'si jamais vous avez eu de l'amitié pour moi, je vous en demande aujourd'hui la plus sensible preuve que vous me puissiez accorder, c'est de n'écouter point, seigneur, la demandé de ce prince , et de ne pas soufBrir que la princesse Af^antft soit unie avec lui.

8o LA PRINCESSE D'JLIDE.

1PHITAS.

Et par quelle raison, ma^fiUe, voudrois-tu t*opposer à cette union ?

Par la raison que je hais ce prince , et que je veux, si je puis, traverser ses desseins.

IPHITAS.

Tu le hais, ma fille !

Oui, et de tout mon cœur, je vous Favoue.

IPHITAS.

Et que t'a-t-il fait ?

Il m'a méprisée.

IPHITAS.

Et comment ?

Il ne m'a pas trouvée assez bien faite pour m'adresser ses voeux.

IPHITAS.

Et quelle offense te fait cela ? tu ne veux accepter personne.

^importe : il me devoit aimer, comme les autres , et me laisser au moins la gloire de le refuser. Sa déclaration me fait un affront ; et ce m'est une honte sensible qu'à me» yeux et au

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