SCÈNE VI. io
FAMCRACE, se retournant vers V endroit par où,
il est entré.
Sais-tu bien ce que tu as fait ? un syllogisme in balordo.
SOAKARELLE.
Je vous...
PANCRACE, de même.
La majeure en est inepte , la mineure impertinente , et la conclusion ridicule.
SOAHAAELLE.
Je***
VA NCR AGE, de mime.
Je crèverois plutôt que d'avouer ce que tu dis; et je soutiendrai mon opinion jusqu'à la dernière goutte de mon encre.
SGANARELLE
Puis-je... ?
PANCRACE, de même.
Oui, je défendrai cette proposition, pugnîset calcibus, .unguibus et rostro.
*8GANARELLB.
Seigneur Aristote, peut-on savoir ce qui vous met si fort en colère ?
PANCRACE
Un sujet le plus juste du monde.
SGANARELLE
Et quoi encore ?
io6 LE MARIAGE FORGÉ.
PâNCRAGE.
Un ignorant m'a voulu soutenir une proposition erronée ^ une propos^on épouvantable, effroyable , exéerable.
SGAlfAftELLE. .
Puis-je demander ce que c est ?
PANCHAGE.
Ah! seigneur Sganarelle, tout est renversé aujourd'hui 9 et le monde est tombé dans une cor^ ruption générale : une licence épouvantable règne par-tout ; et les magistrats qui sont /établis pour maintenir Tordre dans cet état devroient mourir de honte en souffrant un scandale aussi intolérable q«e celui dont je veux parler.
80ANARELLE'.
Quoi donc?
PANCRACE
N'est-ce pas une chose horrible , une chose qui crie vengeance au ciel , que d'endurer qu'on dise pubUquement la forme d'ui^ chapeau ?
SGAITARELLE. '
Gomment ?
PANCRACE
Je soutiens qu'il faut dire la figuri^ d'un chapeau 9 et non pas la forme ; d'autant qu'il y a cette différence entre la forme et la figure , que la forme est la disposition extérieure des corps