‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 85 sur 520 · SCÈNE XIV. i3i · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV. i3i

ALGAMTOn.

Enfin vous allez être satisfait ; et rien ne peut retarder votre contentement.

SGARARELLE.

Mon dieu ! c est autre chose.

ALGANTOn.

Allons , entrez donc , mon gendre.

SGAKARELLE.

J'ai un petit mot à vous dire.

ALGANTOn.

Ah! mon dieu ! ne faisons point de cérémome. Entrez vite , s'il vous plaît.

SOANARELLfi.

Non, vous dis-je. Je veux vous parler auparavant. '

• ALGANTOR.

Vou« vorfez me dire quelque chose ?

SGANARELLE

Oui.

Et quoi ?

ALCAIïTOR.

SGAlf ARCLLE.

Seigneur Alcantor, j'ai demandé votre fille en mariage, il est vrai; et vous me l'avez accordée : mais je me trouve un peu avancé en âge pour elle ^ et je considère que je ne suis point du tout son fait.

i32 LE MARIAGE FORCÉ.

ALCANTOR.

Pardonnez-moi : ma fille vous trouve bien comme vous êtes ; et je suis sûr qu'elle vivra fort contente avec vous.

SGAHARELI.E.

Point. Tai parfois des bizarreries épouvantables , et elle auroit trop à sôuf&ir de ma mauvaise humeur.

ALCANTOR. >

Ma fille a de la complaisance, et vous verrez (pi*elle s*accommodera entièrement à vous.

SOAHARELLE.

J*ai quelques infirmités sur mon Qprps qui pourroient la dégoûter.

ALCANTOR.

Gela n'est rien. Une honnête femme ne se dégoûte jamais de son mari.

SCANARELLE.

Enfin voulez-vous que je vous dise ? Je ne vous conseille point de me la donner.

ALCAMTOR.

Vous moquez-vous ? J'aimerois mieux mourir que d'avoir manqué à ma parole. .

, SOANARELLE.

Mon dieu ! je vous en dispense ; et je...

ALCANTOR.

Point du tout. Je vous l'ai promise; et vous

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