‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 86 sur 520 · SCÈNE XfV · texte numérisé non relu

SCÈNE XfV

r.iurez en dépit de tous ceux qui y prétendent. SGANARELLE, à part.

Que diable !

ALCANTOR.

Voyez-vous? j*ai une estime et une amitié pour vous toute particulière ; et je refuserois ma fille à un prince pour vous la donner.

SGANARELLE

Seigneur Alcantor , je vous suis obligé de Thonneur que vous me faites , mais je vous déclare que je ne veux point me marier.

AtCANTO'R.

Qui ? vous ?

Oui, moi.

Et la raison ?

SOANARELLE.

AtCAIf TOR.

SGAI7ARELLE.

La raison , c*est que je ne me sens point propre pour le mariage^ et que je veux imiter mon père et tous ceux de ma race, qui ne se sont jamais voulu marier.

ALCAWTOR.

Écoutez. Les volontés sont libres; et je suis homme à ne contraindre jamais personne. ^Vous vous êtes engagé avec moi pour épouser ma fille, et tout est préparé pour cela : mais , puisque vous

i34 LE MARIAGE FORCÉ.

voulez retirer votre parole, je vais voir ce qu'il y

a à faire ; et vous aurez bientôt de mes nouvelles.

Page 1