SCÈNE V
JAQUEMIN.
Combien? N'a-t-il pas dit , monsieur, huit cents écus?
Autant.
jAQUEMiN,â Timante.
J'ai £iit tenir quelque chose de plus; filais n'importe. Il faut donc, s'il vous plait, me «déduire..,
riMAUTÈf à Jcujuemin.
U suffit que le mort soit venu m'en instruire : Cela vaut fait.
JAQ0BMIN.
Voyez ! Avec les gens de bien , On a bean hasarder, on ne perd jamais rien.
CRISPIN
Le défunt , quoique avare , avoit l'ame aussi ronde. . .
JAQUEMIN.
Le pauvre homme ! être exprès venu de l'autre monde ! Quelle peine !
CRispiN,à Jaquemin.
Pour vous , s'il eût été besoin , Il seroit encor bien revenu de plus loin. Possible, s^ voyoit, s'agissant de finance. Que mon mittre n'eût pas fort bonne conscience. Il pourroit, pour ôter tout sujet d'«nbarras, Venir jusque chez vous.
JAQUEMIN.
Ah ! qu'il n'y vienne pas,
CRISPIM.
U vous apporteroit un acquit.
JAQUKMIR.
Je ïea quitte.
PERRBTTE.
Il est assez de morts à qui rendre visite;
Qu'il les voie; et pour nous , qu'il nous laisse en repos.
TIMA^TB.
NoQ , il n'y viendra pas : mais chançeons de propos. Vos paiements sans acquit n'ont rien que je conteste.
JAQUEMIN.
Gela déduit, je dois six cents louis de reste : Il vous les faut compter. Mais, monsieur, tous les ans. Je paie à jour nommé jusqu'à neuf mille francs ; C'est trop : 1« bail finit» il eu. faudrait rabattre.
TIMANTB.
Vous vous raillez.
JAQUBMIN.
Monsieur, depuis soixante-quatre.
C'est misère , et les grains sont de nulle Valeur.
CRispiN, à Timante.
L'avarice ne peut que voua porter malheur; Il faut que chacun vive , et. . .
lAQUXMiN, bas , à Crispin. '
Parle, et je is donne...
CRISPIN,^ Timante , haut.
Monsieur le receveur ne veut tromper personne; S'il y trouvoit son compte, il ne le diroit pas:
JAQUBMIN, à Timante.
Si vous saviez, monsieur, comme on fait peu de cas...
TIMAIfTB.
On ne refuse guère une première grâce.