SCÈNE V. ,g
CRISPIN
Rabattez mille ftraocs.
TIMAHTE.
Non : pour la moitié, passe, Je l'accorde.
CRISPIN
A domier, mon cœur va le galop.
/AQUEMIN. .
Monsieur, les mille francs n'auroient point été trop; Mais , si j'y perd» encore , ayant un si bon maître , J'espère...
TIMANTE
Avec le temps, je me ferai connokre; Mais je veux cent louis de pot-de-vin.
JAQUEMIN.
Comment !
Cent louis !
TIMANTE
Vous peut-on traiter plus doucement?
JAQCEMIN.
Mais...
CRisPiifyà Jtufuemin. ' Monsieur Jaquemin , là. . .
JAQUEMIN, â Crisptn, Quoi?
CRISPIN
Point de querelle :
Voulez-vous disputer pour une bagatelle?
Monsieur est raisonnable; il vous aime; en neuf ans. Songez qu'il vous remet près de cinq mille francs :
3o LE D£U1U
Tant pour sa garnison, que pour d'autres afFâires,
Il a liesoin d'aiigent.
JAQUBMIN.
Voyons donc les notaires.
{à Tïmante.) Monsieur, vous voulez Ji>ien que nous allions à Sens?
TIMANTE
Quoi! pour renouveler votre bail? J*y consens : Mais la mort de mon père à tant de soins m'engage » Que , ne pouvant tarder ici de ce voyage , Je vous vais seulement signer que je promets De vous faire, par an, cinq cents francs de rabais : Il ne faut qu'au vieux bail ajouter cette clause.
JAQUERflIf,
Je vais quérir l'aident j entres.
TIMANTE
Non , et pour cause ^ Nous sommes , pour cela , fort bien dans cette cour. Du défunt autrefois ces lieux étoient l'amour; Et k dans l'accablement où sa perte me plonge , Je n'y saurois entrer, sails...
j A QU EMIN , ^(nffîigeanU
Monsieur, quand j'y songe. . .
CRISPIK.
Que c étoit un brave homme !
JAQUEMIlf.
Oui, sans doute , Crispin.
c R I s p I N , montrant son maître.
Ne pleurez plus ; songez...