‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 122 sur 465 · SCÈNE XXVif. j · texte numérisé non relu

SCÈNE XXVif. j

JDLIE.

' Vous le voyez, monsieur.

B 1 L A I R E , prenant Morille par le bras. Vite, qu on lasse ce que je dis.

MORILLE, se retirant Vous vous moquez de moi , monsieur.

HILAIRE

Est-ce me moquer de toi, quand je veux te remettre bien .avec ta femme?

Ma femme!

HILAIRE

Oui, ta femme, et dont tu as deux petits enfants.

MORILLE

Moi?

HILAIRE

Oui , toi : oses-tu sout^enir que tu n'es pas marié . avec elle?

MORILLE

Oui, monsieur, je l'ose, pubque cela n'est pas.

JULIE, à Morille.

Cela n'est pas, infâme? Peux-tu, sans rougir, proférer ces paroles ?

MORILLE

Quoi! vous êtes ma femme?

i86 LE COCHER SUPPOSÉ.

HILAilBB.

Voilà qui ne va pas mal. (à Julie. ) Il faut, pour bien fomenter ce raccommodement, que vous demeuriez dans mon logis avec votre mari. Ma nièce se marie , au plus tard, dans trois jours , et j*ai besoin, en son absence, d'une personne qui prenne soin de ma maison ; je serai ravi d'en mettre la conduite entre vos mains. Qu* en ditesvous?

Je ferai tout ce que vous voudrez.

HILA.IBE, à ilfon7/e.

Et toi , qu en dis-tu ?

MORILLE

Je ne m'oppose à rien , monsieur. ( à part, ) Je ne comprends point tout ceci.

HILAIRE

Votre réunion ne sera pas bien faite que vous n'ayez couché ensemble.

MORILLE, h part.

Je voudrois voir cela.

>ULIE.

Rien ne presse, monsieur.

HILAIRE

J'en demeure d'accord; mais, dans ces sortes de réconciliations, le particulier de l'homme et

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