‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 123 sur 465 · SCÈNE XXVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXVII

fie la femme est un grand secours pour terminer bien des contestations. Vous pouvez, en attendant mieux, disposer de ce cabinet, vous y déshabiller et vous mettre au Lit.

JVLIE.

Oh! monsieur...

MORILLE, se déboutonnant.

Quant à moi, monsieur, je suis tout prêt à obëir.

HiLAi>iiE, À Morille. G est bien fait, (à Julie.) Vous devez, à son exemple , montrer un peu d*empressement pour les choses.

JULIE

Monsieur, permettez-moi...

HILAIRE

Sans façon ; je veux vous voir ensemble dans le Ht ; et pour cela , il faut voas laisser seule avec votre époux : l'occasion achèvera de cimenter ce que j*ai mis en beau chemin.

JULIE

Je suis confuse de vos bontés^

HILAIRE, à Morille.

Qu elle est charmante !

MORILLE

Gela est vrai.

i88 LE COCHER SUPPOSÉ.

HILAIRE

Qu'on fasse désormais son devoir, et que je n'entende aucune plainte.

MORILLE

Je n'y manquerai pas. (^ h part, ) Ma foi, tout coup vaiUe ; voyons où la chose ira, HILAIRE, n Julie.

Je cherche entièrement votre satisfiaction.

JULIE

Je vous en ai les dernières obligations, (à Mo> rille. ) Remercie donc monsieur de tant de grâces qu'il nous fait

HILAIRE

Je l'en dispense : il faut un peu l'excuser ; il est tout étourdi du bateau.

MORILLE

Un autre le seroit à moins, (.t part. ) Que mon maître peste contre moi! (^hauU) Monsieur, l'excès de mon silence vous explique... souverainement... ma reconnoissance.

HILAIRE, à Morille.

C'est fort bien dit. ( à Julie. ) Je vais emmener votre parente avec moi, 'et la conduire dans un autre appartement. Ui\ tiers est toujours incommode en de pareilles rencontres.

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