ACTE I, 8CÈI9£ VL aiy
L'sMPCHBua, fûilerrtMnpanC.
Qu'il tavanot.
LBOlf CI» te jetant eux pieds de tempereur. PenMCtfeft-voiM i seigneur, qu embrassant vos (jpanoui , J'ose YMU «upplier d'écouter.. .
LEMPEasum, tùaerrompmnt.
LBOfiCB, à part, en se reUuant, Fais si bien, juste del, que aaa plainte le touche !...
{à Cempereur,) Tout un peuple, seigneur, tous parie par ma bouche; Un peuple qui toujours à vos ordres somnis , Fut le plus fort nsnpart centre vos ennemis, Et de qui la valeur, justement renommée » Se fit craindre cent fois À l'Europe alarmée , Quand voire illustre père, achevant ses exploits, Se vit et la terreur et Tacbitre des rois. Vous le saves, seigneur, ce peuple magnanime Fut toi^oun honoré de sa plus tendre estime^ Et ce digne héros pour ses fomeuz combats Choisissoit parmi nous ses chefis et ;ses soldats. Cet heureux temps n'est plus ; ces gurarien intrépides Sont en prose aux fureurs de gouverneurs avides. Sous des fers odieux leur cœur est abattn: La rigueur de leur sort accable leur vertu. Tant se plaint, tout gémit dans nos tristes provinces, Les chdEs et les soldats et le peuple et les prinœs; Chaque jour sans scrupule on viole nos droits. Et. Ton compte pour rien la justice et les lois. En vain vos enne/nis à nos peuples soutiennent
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Que c'est de votre part «jue leufs ordres nous viennent ;
Non , vous n'approuvez point leurs sanglants attentats :
Je dirai plus, seigneur, vous ne les sav^ pas. .
Ali ! si, pour lin moment, vous pouviez voir vous-mémie
Pour quels coups on se sert de votre nom suprême ;
Que ce saint nom ne sert qu'à nous tyranniser,
Qu'à mieux lier le joug qu'on nous veut, imposer;
Alors de vos sujets , moins empereur que père ,
Vous ne -songeriez plus qu'à finir leur misère.
Et qu'à punir bientôt , avec sévérité ,
Ces indignes abus de votre, autorité.
Enfio , si l'on a vn nos peuples en furie •
S'armer pour maintenir les droits de la patrie ,
Seigneur, nos gouverneurs sont les plu« criminels;
Ils nous ont trop appris à devenir cruels !
Pour vous nousLOonservon» la foi la plus constante:
Faut-il vous en donner quelque preuve éclatante?
Faut-il , pour soutenir l'honneur de votre rang ,
Prodiguer tous nos biens , verser tout notre sang?
Faut-il , nous exposant awf. horreurs de la guerre ,
Suivre vos étendards jusqu'au bout de la terre ?
Vous nous verrez, contents au milieu des déserts,
Braver, pour vous servir, tous les périls offerts.
Et mériter de vous , en cherchant à vous plaire ,
Les bontés dont jadis nous combla votre père.
Mais s'il faut chaque jour, par de nouveaux tyrans.
Voir piller nos maisons, massacrer nos parents.
Et les trésors tirés du sein de nos provinces.
Rendre ces inhumains plus puissants que- nos prinpes;
ACTB I, S€ÈII£ VI. lit
Je ravouerai, sdgnear, nos peuples irrités S^emporteront tottjdafs cotitrte-lteiirs cruautés. C'est à vous de juger, en prince légitime , S'il iaut , ou nous absoudre , ou punir notre crime. Si vous nous condamnez, pleins de respect pour tous, Seigneur, sans monmirtr,, nous souffrirons vos coups; Mais dtt moins ngetcx les avis MBguiaairM Des perfides auteurs de toutes nos misères. Prononcez par vous-même, et ne consultez pas Des ccMUt intéreuciÀ troubler vos états.
L*BiiF!raBua.
Ainsi vous mpétn «ivec cet artifice
Dérobier votie tète au phs juste sappUoe.
Que dis-^7 vous voules me pvesarire en k>iB ,
Que pour ngoer enfin j'emprunte votre voix.
C'est à vous d'obéir, sans vouloir vous défendre,
Aux onbes qnlen mon nom oa wus a tùt eotend se ;
Et si je n écoutois qua mes ressentiments ,
Je ne vous jrépoodniia que par des cbàtimeats.
Mais je veux bien cweor snependre ma colèK.
Je venài s'il iaut être inifailggnt ou sévère.
Allez; je suis instruit de vos prétentions ,
Et vous saurez bientôt mes résolutiona,
(£i^0rtGe<or(.)
aaa ANORONIG.