SCÈNE VIII
ANDRONIC, MARTIAN
ANDRONIC
Le dessein en est pris , rien ne m*en peut distraire. Hâtons , cher Martian , un départ nécessaire : Abandonnons des lieux où je ne puis-nen voir Qui ne me soit l'objet d'un mortel désespoir.
S34 ANDRONIC
MARTIAN
Eh quoi ! vous flattea-voas que , loin de cette viUe , Que sous un autre ciel Vous serez plus tranquille? Non , seigneur, tos chagrins ne vous quitteront pas : Changerez-vous de cœur en changeant de climats? Et croyez-vous sentir en sortant de Byxance Des transports moins pressants et plus d'indlHertnce?
▲ NDRomc»
Non , nop., d aueun vepos je n'ose me flotter : c'en est fait , mes tourments ne me sattwneBt qilîlter. Loin de guérir des traits dont mon ame est blessée. Je n'en pais seulement concevoir la pensée. Irène est trop charmante, et je sens mon amour. Sans espoir, sans desiïs , s'accroître chaque j<mr. Je la vis, je l'aimai dès sa plus tendre enfance; Cet amcmr s'est nourri de cinq ans d'espérance; Ses yeux sont plus puissants qu'ils ne l'étoient alors. Et je ferais contre eux d'inutiles efforts. Mats ce feu malheureux que je ne puis éteindre , Peut-être plus long-temps ne pourroit se contraindre. Je ne puis voir mon père avec tranquillité Possesseur d'un trésor que j'avois mérité. Il m'a fait trop de maux en m'enlevant Irène. Il s'élève en mon cœur des sentiments de haine Que toute ma vertu ne sauroit étouffer. Ce n'est qu'en m'éloignant que j'en puis triompher. Je iais tons les égards que je dois à mon père , Et le ciel m'est témoin comme je le révère ! Je voadroi» faire plus, mai» il m'a tout été. Son choix... N'en parions plus... je sais trop agité;