ACTE tl, SCÈNE I. a3i
Par le trompenv espoir d*tiA heareuK hynéiiée , Je croyoû <|a*Aiidroiiic à mon destin lié Pour jamais avec moi serott associé.
Nos pères f ordonnoient. Trébisonde et Bytanœ Sor cet illustre hymen fondôient leur espérance : Je venois, Avec joie, en célébrer les nootids. Le prince étoit aimable , il étoit amoorenz. Vains projets ! vains tran^wits ! espérance inutile ! J'arrive, enfin ; à peine entrois-je en cette ville Que je me vois livrée à des maux infinis. Il me faut épouser le père au lien du fils. Nos destins sont changés : un ordre de mon père Détruit dans on instant le bonheur que j'espère. En victime d'état, contrainte d'obéir.
Pour conserver ma gUire il fallut me trahir !
■UDOxa.
Eh ! pourquoi , rappelant vos disgrâces pasiées, Occuper votre esprit de ces tristes pensées? Madame , faite»-vous un généreux effort; Avec moins de douleur remplisses votre sort. Et cachez avec soin aux yeux de tout l'eminre Les déplaisirs seasets.. .
IRENE, Vinterrompant,
Ah ! que m'osez-vous dire ?
Qui jamais a caché ses chagrins mieux que moi , Et mieux sakk du sort l'injariense loi? Cependant, qui jainais^at le^or^ plus contraire? Observée avec soin pfu: «ne conr austère , Où les yeux les plus chers me semblent ennemis , Oùje n'ai lien des biens que je m'étois promis.
23a ANDRONIC.
Où , sans ceste tiviée à ma douleur extrême,' Mon ccenr tyrannisé combat contre Ini-méme; Que vous dirairje, enfin? où ce cceor malheureux Est souvent , malgré moi, moins fort que je ne veux !
BUnOXB.
Redoublez vos efforts. Le temps, votre constance De vos profonds ennuis vaincront la violence , Et le prince bientôt éloigné de vos yeux. Vous pourrez...