‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 151 sur 465 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ANDRONIG» IRÈNE, ÉUDOXE.

ANBKOiiiç, à Irène, 4fui veut s'éloigner. Vous me foyes, madame? Ah i ciel ! qiuUe injustice! Quoi! de toua mm aaiheun vous Teade^vous complice? Hélas ! pour accabler un coeur infortuné Secondez-Tons le aort à me nuiie obstiné?

Que demandei-Toas , prince , et que pourreo^vons dire ?

Méprisez-vous les lois que je voua fiais piescrice ?

Quel est votre dessein de venir en ces lieux

Me faire, malgré moi^. recevoir vos adieux?

Puisque vous êtes prêt à sortir de Byzance , .

N'en pottviez«-vous partir avec votre innocence?

Avez-vous onl>tié qu'un seiment solennel

Nous impose à tous deux un silence étemel ;

Qu'il n'est plus entre nous d'entretien légitime ;

Qu'un seul mot ,^'nn regard , qu'un soupir est un crime ;

Que sans cessé attentive à remplir mon devoir,

Je mets tout mon bonheur à ne vous plus revoir.

Et , quels que soient les maux que vous avez à Moindre ,

Qu^ ne m'est pas permis seulement de vous plrâidre?

ANnaoNic.

Qa'entend&<je? juste ciel ! De quoi m*ae0U8ez-vous? Madame , qu'ai-je fait digne de ce courroux? Vieos-je vous demander que d'un œil pitoyable Vous donniez quelques pleurs aiimidheur qui m'accable?

ao.

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Vienii^e vous demander que vous me permettiez. Puisqu'il me feut mourir, d expirer à vos pieds? Ah ! de votre repos plus jaloux que vous-même , J'ai soin de m*exiler, parceque je vous aime... Pardonnez-moi ce mot , pour la dernière fois , Et songez que je pars sans attendre vos lois. Qu'en vain à me bannir vous étiez résolue. Puisque déjà mon cœur vous avoit prévenue. Depuis le jour fatal qu'arrachée à ma foi. Madame , tous vivez pour un autre que moi , Quoique toujours brûlé jusques au fond de l'ame, Vous savez si mes yeux ont parlé^de ma flamme , Si le moindre transport , un indiscret soupir. Vous ont fait soupçonner quelque injtiste désir. Tout a gardé, madame, un rigoureux silence... Mais un cœur n'est point fait pour tant de violence. Je sais tous les combats qu'il me faudroit livrer Si sous un même ciel nous osions respirer. Je sais, enfin , je sais tout ce que pourroient dire Vos ennemis, les miens, peut-être tout l'empire. Us ont su mon amour, et doivent pÉésumer Que qui vous aime un jour doit toujo éfrs vous aimer. Peut-être oseroient-ils soupçonner Tun et l'autre... Sauvons de leur soupçon et ma gloire et la vôtre. Je cherche à m'éloigner; vous, pressez l'empereur D'accorder à mes vœux cette unique faveur. Heureux , si par vos soins mon attente est remplie l J'irai des révoltés apaiser la furie :

Us me veulent pour chef, et je ne doute pas Que je ne sois bientôt maître dans leurs étaU,

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