ACTE TROISIÈME
ANDRONIC,MARTIAN
MARTIAN
Seigneur^ que faites- vous?
ANDRONIC
Ah ! ne m'en parle plus ; Martian, tes discours sont ici superflus. Je suis trop irrité pour cesser de me plaindre.
MARTIAN
Mais, <{uoi ! ne saui^iez-vous un moment vous coptraindre ? Modérez vos transports. Est-ce dans ce palais Qu il faut faire si haut éclater vos regrets? Peut-être on vous observe.
ANDRONIC
As- tu trouvé Léonce?
Est-il prêt? qua-t-il dit ? et <pielle est sa réponse?
M.ARTIAN.
Il se fait de vos lois un souverain devoir... Mais il vient.
344 AMORONia
8GËNE II.
LÉONCE, ANDRONIC, MARTIAN
▲ Il Dlioiiic, à Léai^oe, C'est en vous que je mets mon espoir.
A des maux éteroeis U fortune me livre: Ami, je suis perdu, si je ne puis vous suivre. L'empereur avec vous me défend de partir, Biais l'ardeur que je sens ne se peut ralentir ;- Si je puis par vos soins assurer ma retraite, Mes sdukaits sont remplis , mon ame est satisfaite. Parlez, sortirons-nous de ces lieox ennemis? Ce favorable espoir peut-il m'étire permis?
L&ONCB.
Oui , seigneur, tout est prêt; vous n'aves qu'à me suivre.
Allons, que pour jamais la fuite vous délivre
Des chagrins, des périls qbi menacent vos jours.
De nos peuples armés accepteE le secours.
Ils ne veulent que vous ; à l'envi l'un de l'antre.
Us donneront leur sang pour défendre le vôtre.
Brises un joug fatal y et que vos premiers coups
Attirent tous les yeux et tous les cceurs à vous.
ANDnOfflC.
Non , ne balançons plus. Par trop de violence. On a poussé mon cœur et lassé ma constance. Ouvrons des yeux, enfin, trop long-temps abusas; Rendons, à notre tour, les maux qu'on m'a causés.