ACTE III, SCÈNE II
LioNGB..
Vençes-votts, Tetiges-noos; nos peuples voas attendent :
Ne leur refusez plus le bras qu'ils vous demandent.
Vous avez en vos mains le projet arrêté ,
Conmie un gage certain de leur fidélité.
Vous trouverez, seigneur, des troupes toutes prêtes,
Des soldats orgueilleux du bruit de leurs conquêtes ,
Fidèles à leurs cbefs, patients à souffrir.
Et toujours résolus de vaindN ou de mourir. .
Courez les commander, et tentez la fortune ;
Mais sur-tout bannissez une crainte importune ^
En livrant votre bras à ces nobles efforts.
Prenez soin de fermer votre cœur aux remords.
Ne vous souvenez plus pendant votre entreprise <
Si l'exacte équité la blâme ou l'autorise;
Entrez dans la carrière, et sans vous arrêter.
Au degré le plus haut hâtez-vous de monter.
Ces scrupuleux devoirs et ces égard» sévères ,
Seigneur, sont des vertus pour des hommes vulgaires;
Qui se sent un esprit prompt à s'effaroucher,
Sur les pas des héros tie doit jamais marcher.
Les hommes destinés à gouverner la terre ,
A traîner avec eux la terreur et la guerre, ^
Loin de porter un coiur de remosds combattu ,
Au poids de leur grandeur mesurent leur vertu.
ANDRONIC
Mais pour ma fuite, ami , quel parti doisrje prendre?
LÉONCE
Martian est instruit , et je cours vous attendre. D'abord que Tempereur, congédiant sa cour,
ai.
!t46 ANDROKIG.
Se sera retiré pourattttMke k jour,
Martiaii , sar mes pas soigneuuL de yous condtùre ,
Assurera la fiiite oà votre çceiir aspire.
J'ai dans tous les chemips par oo vous passives
De fidèles amis et des cœ^rs assurés,
Qui, tojus brûlant pour vous d'unç amitié pairfieufce •
Fourniront les moyens d'une prompte retraite*
Hàtez-Tous dpnç, seigneur. Moi, saps plus di0!érer,
A remplir vos désirs je ^lus tout préparer.
{Usort.)