ACTE I, SCÈNE I. a
Qu'il est^loux, obligeant, généreux , magnifique.
RABET.
J'entends : éloquemmeut votre éloge s'explique.
JUSTINE
Eraste , son ami , qui suit toujours ses pas ,
Mérite aussi qu'on l'aime et qu'on en fasse cas.
Quand vous les aui^z vus , ils vous plairont sans doute...
{voyant que Babet paroit distraite, ) Mais voici le grand point. Vous rêvez!
BABET
Non , j'écoute
JUSTINE
Si Dorante jamais va vous interroger; Si de gré, si par force, il veut vous engager A lui développer les secrets de madame, . A veiller sur les pas de sa sœur, de sa femme , Gardez-vous bien sur-tout...
BABET, V interrompant.
Vaine précaution !
Le mensonge est vertu en cette occasion. Qui ne sait quel parti doit prendre une aaivante. Dont le premier devoir est d'être confidente? Ce ssroit dans Paris un monstre à faire peur Qu'une qui trahiroit madame pour monsieur.
JUSTINE
Pardonnez si j'ai fait un discours inutile : A vous voir, j'ai bien cru que vous étiez habile; Mais je ne pensois pas que ce fut à ce point. Vous répondez à tout et ne balancez point...
Mais il est tard; allez trouver votre maîtresse. Et pour la bien coiffer redoublez votre adresse.
BABET
J'y vais.
{Ellesori.)