ACTE li SCÈNE t
BABEt.
Qu'il porte raremetit?
JUSTINE
On ne le peut pas moins.
Poiir sa femme Célie, à qui je rends mes soins...
BABET
Eh bien?
Ses ennemis disent qu'elle est coqoette. Que toujours ses regards tentent quelque défaite. Cependant Os ont tort. Mais elle ne bait pas La louange et l'encens qu'on donne à ses appas; Elle s'en applaudit dans le fond de son ame : Elle a de la vertu; mais elle est belle et femme. Elle aime à plaisanter, à sourire , en passant : Elle a l'accueil flatteur, le coup d'œil caressant; Et croit , lorsque le cœur est en effet fidèle, Qu'un souris, qu'un regard n'est qu'une bagatelle.
BÀBET.
Une femme ainsi faite est un terrible ëcueilt
^ JUSTINE
Ah ! que souvent Célie a confondu l'orgueil De ces héros d'amour remplis de confiance! J'en ai tu qui, flattés d'une ferme espérance De trouver ce moment qui couronne l'amour. Furent après six mois comme le premier jour.
BABBT.
J'en suis persuadée. ... Et la sœur de Dorante , Julie , à qui le sort me donne pour suivante , Qu^ est son caractère?
988 LE JALOUSA qÉSABUSÉ.
JliSTINE.
Elle a de U dottpeiiVi Des appas.
Croyez-Tous qn elle ait donné son oœur» Qu elle aime?
En arrivant p*eê% vouloir trop apprendre.. Dame!
BABET
B^ucQup de gens ifi'ont p^rM de Clitaadi«<
JUSTINE
Qu'est-ce qu'on vous a dit?
9ABBT.
Qu'il f^^uentoit céans.
Et que Julie et lui s'aimoient depuis deu« ans. *
JUSTINE
Mes yeux n'ont point eppor décQqveft ce n^yatèr».
BABBT.
Ne vous défendez pas » et soyez p)na ^nçèrç. Prétendez-vous cacher leur amour à ma foi? Dès ce jour, l'ui^ et l'autre auront besoin 4e moi.
JUSTINE
Ah ! VOUS n'en êtes point à votre apprentissage.
BABBT*
J'espère par vos soins en savoir dav9ntag9«
JUSTINE
Vous n'en savez que trop! Mais croyez , n4aiunoini , Que Clitandre en effet eU digne de. vos soins;