ACTE U, SGÈM]^ UI. 3|S
Jusqu'à mon cabinet von» k» introduisiez.
« Messieurs, ajoutiez-vous , divertissez madame :
« Je sors; excusez-moi. Je vous laisse ma femme... »
Sur cette cooliance ils sont venus me voir.
J'ai fait ce qae j'ai pu pour les bien recevoir;
Et, pour vous obéir, j'ai suivi vos maximes.
Si vous vous en plaignez ^ moBsieur, ce sont vos crimes.
' poRANTE,^ part.
Avec quelle froideur elle voit mon chagrin !
Madame , j avois tort , je le sais ; mais enfin
En fant-il.moins calmer la douleur qui me pkesse ?
Écartez ces objets de qui l'aspect me blesse.
. CBLtB. '
Mariez votre sœur; c'en est un sér mpyen. Glitandre l'aime ; il a du mérite et du bien : Pressez leiir union. Bientôt cet hyménée Dispersera les gens dont votre ame esti^énée. Julie est riche et belle : ils veulent l'épouser. Croyez-moi.
DORANTB.
Ce. moyen se peut-il proposer ?
Et ne voye^vous pas , par l'hymen de Julie, D'un fort gros revenu ma maison affoiblie? Différons ce malheur, gagnons encor du temps. Que je voue doive enfin le repos que j'attends. Chassez ces étourdis qui...
G É L I E , tinteri'ompant.
Chassez-les vous-même.
3i6 LE JALOUX DÉSABUSÉ.
DORANTE
Moi?
CELIE
Sans doute. Don vieat cette surprise extrême?
DORANTE
Moi ! je leur montrerois qu'ils m'ont rendu jaloux?
céLiE.
Eh bien donc ! j'aurai soin de leur parler pour vous.
DORANTE
Je ne puis que louer un si prompt sacrifice.
CELIE
Eh quoi ! ne faut-il pas que je tous obéisse?
Oui; mais on ne fait pas toujours ce que l'on doit... Bien ne vaut le plaisir que mon ame reçoit.
CÉLIE
Mon, non, ne doutez point que je ne vous délivre De tous ces importuns attachés à me suivre.
dorante:
Bon!
CÉLlE.
Je les instruirai de vos intentions.
dorante.
Comment?
CÉLIE
Us apprendront vos résolutions.
- Je leur déclarerai quel est votre scrupule.
DORANTE
Vous voulez me charger d*un pareil ridicule ? • C'est tout ce que je crains.