ACTE Vj SCÈNE IV. 36i
Faut-il tant àt mystère?
Je ne vois pour tous deux rien de meilleur à faire. Clitandre aime Julie; ils se vont épouser : Pour ton époux aussi je viens me proposer. Aime-moi ; nous ferons un double mariage. Songes-y.
B4BST.
Dans quel temps me tiens-tu ce langage!... N*y pensons plus. ^
CHAMPAGNE
Comment?
BABET
Un scrupule fatal Renverse nos projets et nous fait bien du mal. Célie a résolu d*éventer l'artifice.
On ne sait, tout d'un coup, d'où lui vient ce caprice; Mais elle ne veut plus cacher à son époux La feinte et le dessein que nous conduisions tous. Près d'en voir le succèîs répondre à notre attente , Elle va, malgré nous, tout contet à Dorante. Je suis au désespoir. ^
CHAMPAGNE
J'enrage comme toi.
BABET
Tout le monde est saisi de tristesse et d'effroi. . . Clitandre veut mourir; j'ai vu pleurer Julie : Tout gémit. Cependant rien n'ébranle Célie.
CHAMPAGNE
Une femme d'esprit peutF^lle ainsi penser?
36t LE JALOUX DÉSABUSÉ.
Ak ! c'est poar contredire et pour embarraMer. On a bean la louer., mai», je me donne au diable , Elle est Femme, il suffit; rile e»t déraifonnable... Elle vient.
BABBT.
Nos amant» la suivent pas à pas.