ACTE V, SCÈNE VII
Ne me voyez jamais.
éRASTB.
O ciel ! quelle défense !
CÉLIE
J'ai de fortes raisons pour vous le demander : Vous me connoissez trop pour ne pas l'accorder...
{à Dorante.) Achevons leur hymen, et partons.
DORANTE
Non , madame.
Je me sens pénétré jasques au fond de l'ame ! ^admire la vertu que vqus me faites voir. Et croirais faire un crime osant m'en prévaloir. Demeurez à Paris, vivez à l'ordinaire... CE LIE, l'interrompant.
Je mourrois mille fois avant que de le faire. Je rends grâces au ciel de m'avoir, en ce jour. Montré par vos transports jusqu'où va votre amour. Cet amour fait , lui seul , le bonheur où j'aspire : Je veux le ménager, quoi que vous puissiez dire; Et, me cachant au monde , au moins pour quelque temps. Vous prouver qu'avec vous tous mes vœux sont contents. Puisque aujourd'hui j'aurai Clitandre pou^ beau-frère, Je partirai demain; rien ne peut m'en distraire : Mon devoir m'en prescrit ^'indispensable loi ; Et, puisque vous m'aimez, vous viendrez avec moi.
JUSTINE, à part.
Elle est jeune, elle est belle, et sage !... Ah ! quelle femme ! Quel sens, quelle droiture, et quelle grandeur d'ame!...
Exemple dans ce siècle et bien ngn) et l^ien beau ! Elle va s'enfermer dans |e foaà d'un château...
{au parferre.) Si vous voulez savoir quelle est votre compagnie , Messieurs, propM!9a4ui de vivi^s k la paiapp^ne.