‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 248 sur 465 · BOURSAULT · texte numérisé non relu

BOURSAULT

Edme BoussaulT) fils d'QD anden militaire, naquit à Massi-l'Ëvéque, petite Tille de Bourgtigoe, dans le mois d'octobre i63S. Son père ne lui fit faire aucune étude : à son anivée à Paris , à Tàge de 1 3 ans , il ne parioll encore que le patois bourguignon. Rougissant de son ignotance, il se livra avec la plus grande ardeur à Tétade de la langue française, et, en moins do deux ans, il parvint, mm seulemenl à en eon^ noître les plus grandes difficultés , mais à en sentir toutes les beautés. Il s*exerça de bonne heure à la poésie. Ses succès lui firent obt«iif la place de secrétaire des commandecaents de la duchesse d'Angouléme. Il entreprit Une gazette en vers burlesques qui ne paroisaoit que

9 NOTICE SUR BODRSAULT.

manuscrite. Louis XIV, à qui elle plaisoit beaucoup , accorda une pension de deux mille livres à l'auteur. Malheureusement il commit une imprudence qui fit supprimer la pension et la gazette. Un autre ouvrage qu'il composa d'après Tordre du roi , sous le titre de la Véritable Étude du Soutferaiti^ plût tellement au monarque, qu'il le nomma sous-précepteur du Dauphin ; mais il ne put accepter cette place faute d'avoir fait des études.

Boursault n'avoit encore que 3 a ans lorsqu'il donna U Médecin volant , comédie en un acte , en vers , jouée pour la première fois en 1 66 1 «

Les quatre années suivantes virent parottre plusieurs antres pièces qui ne sont pas plus connues aujourd'hui. Ce sont le Mort vivant^ en trois actes et en vers ; le Portrait du Peintre, ou la Contre-Critique de l'École des Femmes, en un acte, en vers ; les Cadenas ou le Jaloux endormi , en un acte , en vers ; les Nieandres ou les Menteurs qui ne mentent point , comédie en cinq actes , en vers , et les Feux de Philis changés en Astres , pastorale en trois actes , en vers.

NOTICE SUR BOURSÂULT. 3

Boursault voulant se venger de Boileau , qui favoit placé dans sa septième satire, composa contre lui une petite comédie en un acte, intitulée ia Satire des Satireê; mais Boileau eut le crédit d'en empêcher les représentations.

Notre auteur abandonna quelque temps Thalie pour Melpomène , et fit jouer la Princesse de ClèveSf et Germanicus, tragédies. Lune, jouée en 1669 , n eut que deux représentations ; l'autre, donnée deux ans après, eut le plus grand Miocès. La première de ces deux pièces n ayant pas été imprimée , c*est de Boursault lui-même que r^n sait, par une lettre qu'il écrivit à une dam^ de ses amies , qiie Germanicus n'étoit que la Princesse de Clèves sous d'autres noms.

,€e fut an bout de 1 4 aus que Boursault reprit ses pinceaux comiques, et donna lé 5 mars i6S3 le Mercure galant. Cette pièce fut jouée et imprimée sous le nom de Poisson. Visé , fondateur du Mercure^ lequel portoit alors le titre de Mercure galant^ s'étant plaint qu'on avoit eu l'intention de le jouer , la pièce ne fut intitulée pendant long-temps que la Comédie sans titre.

4 NOTICE SUft BOURBAULT.

la métm année 1 683 5 le 7 décemliK , parut Marie Stuarty tragédie , qui ne fot jonée qne sept fois.

£«fFafrlBfiriiO|w, pins commet sans le titie d'ÉiopeJi U niiie, furent jouées pour la pre» mîère fois le lo janvier 1690, et eurent quarinle<4fais repoésentations.

PAa^ii9fi , comédie en cinq actes , en vers , représentée pour la première fois le a8 décembre 1 69 1 , fut mal accueilli.

Met Mat» à iamode, comédie en un acte, en vers , donnée pour la première lois le 1 9 août 1 694 9 eurent seize représentations.

Étape à U Caur^ comédie héroïqne en cinq actes, en. vers, fut mis au tbéitre le 16 dé* oembre 1701. Son auteur étoh mort trob mois auparavant, le i5 septembre, dans sa soixantetroisième année, avant d'y avoir mis la der« nière main.

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