M. DE BOISLUISANT, CÉCILE, ORONTE, LISETTE, MERLIN
M. DE BOISLUISANT
Mon abord sans doute vous surprend :
De vos admirateurs vous voyez le plus grand. Le bonheur de vous voir, dont j'ai l'ame ravie. Est pour moi le plus doux que j'aie en de ma vie : Avant que de mourir je bomois mon espoir Au sensSile plaisir que je trouve à vous voir. Souffrez que je vous aime , et que je vous embrasse.
ORONTE
Monsieur, avec respect je reçois cette grâce. De cet«xcès d'honneur tout mon cœur pénétré...
M. DE BOISLUISANT
Quel mérite plus grand s'est jamais rencontré? Avant que vous fussiez, quelles rajndes plumes Enfantoient tous les ans jusqu'à seize volumes? Au moindre événement qui fait un peu de bruit. Votre fécondité va jnsques à dix-huit.
Ah! ma fille!
ORONTE
Est-ce là madame votre fille , En qui tant de beauté, tant de sagesse brille?
M. DE BOISLUISANT
Oui , monsieur.
ORONTE
Accordez à mon empressement
4o LE MERCURE GALANT.
L'honneur de saluer nn objet si charmant.
( // Ut salue et la bmse; et dans le même, temps Merlin
en fait autant à Lisette.) Madame, pardonnez si j'ai Tame interdite. C'est un charme pour moi qu'une telle visite : Et du langage humain les termes impuissants Ne peuvent exprimer les transports que je sens. Que je sais redevable à monsieur votre père 1
CECILE
Votr« joie à nous voir me parott si sincère.
Que je répondrois mal À cet accueil «i doux ,
Si je vous témoignois en avoir moins que vous.
Quelque estime pour vous que mon père ait cDnçoe,
Je vois avec plaisir qu'elle vous est bien due;
Et comme son exemple a sur moi tout pouvoir,
Plus j'en teontre à mon tour, mieux je fiiis mot devoir.