ACTE II, SCÈNE VII. 4i
BOMIPACB.
Pardonnez, si je vous interromps.
ORONTS.
Voale»-vous quelque chose?
BONIFACB.
Oui, monsieur.
OEONTE.
Parlez vite , De grâce.
BONIPACB.
J*aime mieux différer ma visite Que d'avoir le malheur de vous être importun , Et de ne prendre pas un moment opportun.
ORONTByàAf. de Boisluisant.
Monsieur, vous voulez bien me donner la licence...
M. DE BOISLUISANT
Vous m'obligerez.
ORO N T B , à Borùface.
Quest-ée?
BONIFACE
Un avis d'importance.
Qui doit enjoliver votre Mercure,
ORONTE
Eh bien !
Dites-moi ce que c'est.
BONIFACE
Ce que c'est? Cest un bien , Mais d'une utilité si grande , si féconde. Qu'on vous en saura gré jusque dans l'autre monde. C'est un bien , grâce au ciel , et grâce à mes efforts ,
4a LE MERCURE GALANT.
Honorable aux vivants « et pku encore aux morts.
OBOlfTB.
Ne perdons point de temps, monsieur. Qae faut-il faire? Parlez.
BONIFACB.
Monsieur Blagear, dont je suis le confrère , M'avait promis, monsieur, de vous faire un récit Du desbeîn qui m'amène.
ORONTE
Il ne m'en a rien dit.
BONIFACB.
Qu'il doit Un contant d'avoir votre prBtif|ua t On ne déserte point son Itenreuse boutique : Du matin jusqu'au soir il ne voit qu'acheteurs. Vous n'êtes point maudit, oonume certains anteors , Qui feroient beaucoup mieux de jamais ne rien faire Que de mettre à l'aumône un malheureux libraire. Un livre in-folio m'a mis à l'hôpital.
O'bOHTB.
Pour vous dédommager d'un livre qui va mal , Quepui»*je7
BONIFACB.
Vous saves qu'il faut que cliacun meure; On le voit tons les jours; on l'éprouve à toute heure; Et jusques à ce jour on u a pu découvrir D'infaillible moyen pour jamais ne mourir.
oaoNTE.
Et ce qu'on n'a point fait , prétendez-vous le faix* ?
M. DB BOISLUISANT
Le secret serait beau.