ACTE lU, SCÈNE III
•Le lendemaia matin, s^ms garder de mesure Il revint brusquement me parler de rupture; Et, pour le mépriser cOAune «i me méprisoit. J'acceptai sur-le-champ ce. qn'tl me proposoit. Voilà ce que je sais, sans en savoir la cause.
CÉCILE
Perdre un pareil amant, c'est perdre peu de chose.
LISETTE
Belle , hien faite , jeune , et sans aucun défaut ,
Un homme à cin(|nante ans n'est pas ce qu'il vous faut.
Qu'en feriez-vous? A vingt la ressource est plus grande.
CLAIRE
Il m'a fait un présent qu'il faut que je lui rende.
0»ONTB.
Puisqu'il rompt sans sujet, je n*en suis pas d'avis. Et de combien est-il?
CdAIRB.
De d«uK mille louis.
ORONTE
Il vous les a donnés ?
C&AIRB.
A. moi-même en personne.
ORONTE
Le bien le mieui acquis est celui que Ion donne; Ils sont à vous.
LISETTE
Pour moi ^ je ne les rendrois pas.
GLAIRE
Il va , je crois, monter; je Y ai laissé là-bas.
Je l'entends.
ORONTE
Groyez-Tou8 qu'il en aime qiielq[ne autre?
CLAIRE
' Je ne sais.