CLAIRE, ORONTE, CÉCILE, LISETTE
oaoïiTB.
C'est TOUS , ma charmante cousine !
A quand la noce?
GLAIRE
A quand? Tout est rompu.
ORONTE
Comment?
GLAIRE
Peut-on se marier jquand on n'a plus d'amant?
ORONTE
Parlez*moi sans énigme : étes-vous mariée? Répondez.
CLAIRE
Mon, vous dis-je ; on ma répudiée :
Je viens en avertir mon cousin Licidas.
ORONTE
Vous aures le chagrin de ne le trouver pas.
Il est à Saint-Germain, pour quelques jours peut-être;
Et de tout son logis il m'a laissé le maitrè.
Voyez, en son absence , à quoi je tous suis bon.
J'aurai le même zél<;, ayant le même nom;
Et cette dame enfin que j'estime et respecte
Ne doit ni tous géoer, ni vous être suspecte :
Elle entre comme moi dans tous tos intérêts.
J'en suis sûr.
CLAIRE
Mon cousin , je n'ai point de secrets.
On m'avoit accordée à monsieur de la Motte : Il en est de moins fous que je crois qu'on garrotte. Dénué de cervelle, il fait l'esprit profond. Ne s'habille jamais comme les autres font; Et pour tout dire enfin, il semble qu'il se pique D'être dans son espèce un animal unique. Mais comme il est fort riche et que j'ai peu de bien , On lui promit ma foi sans que j'en sasse rien. La semaine passée, avec une compagne, Je fus voir au Plessis sa maison de campagne : Je fis pour l'obliger cette débauche-là. Et ce fut de son mieux qu'il nous y régala. Comme jeudi dernier j'étois un peu malade , Seul mon bourru d'amant fut à la prmnenade : Je ne sais si c'est là qu'on m'a volé son cœur, ' Mais quand il en revint je le trouvai rêveur. Le soir, en confidence , il me dit que son âge N'étoit plus guère propre au joug du mariage; Qu'il avoit cinquante ans, et qu'avec un vieillard L'hymen dé ses plaisirs me feroit peu de part :