ACTE m, SCÈNE IV. 6i
CLAIRE
Si VOUS ne l'êtes pas, monsieur, est-ce ma- faute?* Tous les dons <{u'en aimantvous pouvez m avoir faits, Me sont trop précieux peur les rendre jamais.
CÉCILE
Ce refos obligeant <{ue fait mademoiselle. Marque pour un volage une bonté nouvelle: Retenir vos présents, c'est vous aimer encor.
M. DE LA MOTTE
Je renonce à l'amour qu'on vend au poids de l'or. Quand je fis ce présent, elle m'étoit acquise; Je n'ai fait avec elle aucune autre sottise : Bemandez-lui plutôt si jamais.. .
OBONTB.
Écoutez, Aussi-bien snis-je sûr que vous vous en doutez,!^ C'est par mon ordre exprès- qu'on n'a rien à vous rendre ; Et si vous l'ignorez, je veux bien vous l'apprendre. Épousez ma cousine , ou ne prétendez pas...
M. OE LA MOTTE
Quand je serai cocu, qu'il sera bien plus gras! Sachez, petit cousin, qui par votre menace Prétendez m'ajouter aux cocus de ma race , Que , malgré mon étoile et malgré vos leçons , Je veux faire mentir cerf, coucou , limaçons, Et fuir le mariage un peu plus que la peste. Ucidas À l'instant va décider du reste : Nos communs intérêts sont remis en sa main. N*est-il pas ici?
OROHTB.
Non; il est à Saint-Germain.
M. DB LA MOTTE
Pour long-temps?
OROHTB.
On ne sait. • ■ >.
M. nB JLA. IIOTTB.
Attendons qu'il revienne ; A entendra plaider, votre cause et la mienne : De mes prétentions quel que soit le soccès, j Ne me pas marier, c'est gagner, non pcooès. > Combien devant nos yeux en voyons-nous paroître. Qui pour bien plus d'argent voudroient ne le pas être! Tant ils sont assurés de trouver au logis, Ou leur femme qui gronde , ou quelquefois bien pis. Serviteur. ........