‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 280 sur 465 · DU MESNIL, ORONTE · texte numérisé non relu

DU MESNIL, ORONTE

DU MBSNI€.

Monsieur, je suis perdu, si je n'ai votre appui.

ORtONTK.

Qu'est-ce, monsieur? parlejD: quel sujet vous oblige...

nu MBSMII..

Si je n'ai votre !appui , je suis perdu , vous dis-je.

ORONTE

Vous est-il arrive quelque accident fâcheux?

ou MBSniL.

Il n'est point'sous le ciel d'homme plus malheureux.

ORÔNTB.

Avez-vous sur les bras quelque méchante affaire? Êtes-vous assassin, empoisonneur, faussaire? Êtes- vous poursuivi desufdievs?

DU MSSNIL.

Moi , monsieur?

Ai-je l'air d*an faussaire ou d'un empoisonneur?

OnONTE.

Vous a-t-on dérobé quelque somme un peu forte?

DU MESNIL

Non f monsieur.

N'est-ce point que votre femme est morte?

DU MESNIL

Eh ! si c étoit cela , serois-je malheureux?

ORONTE

^Dites donc quel obstacle est contraire à vos vœux. J'écoute, mais sar-tout point de longue harangue.

DU MESNIL

Force gens à Paris enseignent quelque langue.

Celui-là l'espagnol, celui-ci le latin;

Kt , sans autre secours , ils subsistent enfin.

J'en connois deux ou trois tellement à leur aise.

Que depuis quelque temps ils ne vont plus qu'en chaise :

Et cherchant un emploi que l'on ne pût m'ôter.

Je crus pour m'enrichir les devoir imiter.

Je pris dans un faubourg une maison fort grande ,

Et mis un écriteau pour la langue normande;

M'ofFrant de l'enseigner avec affection

A qui voudroit l'apprendre en sa perfection.

Pendant le premier mois il ne me vint personne.

ORONTB.

Quoi ! pas un écolier?

DU MisniL.

Pas un.

Je m'en étonne :

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