SCÈNE I
CRI8PIN
Peste ! Et combien en auxai-je?
Équipe comme tous, j*ai même privilège; Et je ne prétends pas porter le detiil gratis.
Ta part s'y trouvera. •
CRISPIN
Les merveilleux habits!
Mais , déguisés ainsi , dans le bois le plus proche , N'auriez-vons point dessein de voler quelque coche? Qu'en est-il?
TIMANTE
Moi, voler! C'est perdre la raiibn, Que...
CRISPIN
J'entends; mais, monsieur, je crains la pendaison. Pour toucher cet argent , çà, que faut-il donc faire?
TIMANTE
Pleurer. Sais-tu pleurer?
CRISPIN
Moi? non ; mais je sais braire :
Celasnffira-t-il?
TIMANTE
Tu feras de ton mieux; Et, quand je pleurerai...
CRISPIN
J'ai de terribles yeux.
Commencez seulement ; pour venir à la chaiige , Je vous réponds, monsieur, d'une bouche aussi large. Il ne faut qu'essayer, voyez : Hin , hin , hin...
lo LE DEUIL.
Bon.
GRISPIN.
L'accord est miwicai : e8t<*Ge là votre ton?
. , TIVANTS.
Fort bien.
GHISPIM.
Mais de ces pl«ur» à <{noi tend le mystère ?
A duper Jaquemia , receveur de mon père ,
A qui, par ce faux deuil appuyant mon rapport ,
Je persuaderai que le bon homme est mort ;
Et que, depuis huit jours, surpris d'apoplexie.
Tout d'un coup, sans parler, il a fini sa vie.
J'en suis seul héritier ; et Jaquomin , je croi ,
Prétendant n'avoir plus à compter quavec moi.
Ne refusera pas de me payer la somme
Que, pour le premier ordre, il tient prête au bon homme,
caispiN.
Vous êtes fils unique; et votre receveur, s'il plaisoit à la mort de vous faire l'honneur De saisir au collet votre avare de père , Auroit avecque vous quelques comptes à faire. Mais sur quoi s'assurer qu'il doit deux mille écus?
TIMANTB.
six cents louis, Crispin,'tous paiements rabattus. De mon père pour lui j'ai surpris cette lettre; Écoute , et tu verras ce qu'on peut s'en promettre.
{IlUt.)
. « Monsieur Jaquemin, votre compte est bon. Les