ACTE V, SCÈNE VIII. loi
Et fut cause qu OEdipe eut la douleur amère De faire des enfants à madame sa mère ; Cette énigme , en un mot , qui fit tant de fracas , A celle que j'ai faite auroit cédé le pas. Vous en allez juger : mais je vetix par avance Que TOUS me promettiez d*étre sans complaisance. Écoutez.
Je suis un invisible corps
Qui de bas lieu tire mou être ,
Et je n'ose faire conno|tre
Ni qui je suis ni d'où je sors.
Quand on m'ôte la liberté ,
Pour m'échapper j'use d'adresse,
Et deviens femelle traîtresse.
De mâle que j'aurois été.
«RONTE.
Ces vers-là me semblent bien tournés.
CECILE
Je brûle de savoir ce que c'est.
BEAUoéNlE.
Devinez.
CECILE
Soit manque de lumière ou de bonne fortune , Je n'ai pu de ma vie en deviner aucune.
DEAUGÉNIE.
Et monsieur?
M. DE BOISLUISANT
Sur ce point je demande quartier.
J'y réverois gratis au moins un siècle entier.
103 LE MERCURE GÂLjiNT.
BBAVGBHII.
Et VOUS , monùwir ?
CHOMTC
Ma foft, je ne la puiâ ooapnadie.
BXAVGÉMIB.
Et vous?
LISETTE
Je ue reatends lâ je ne veux l'entendre, c'est du grimoire.
BBAUGENIB.
Enfin, vous ne r^^tendez pas?
câciLB.
Non. Qu'est-ce?
BBAUQBJNIB.
c'est un v^nt échappé par en bas.
Vous vous regardez tous , et j'en sais bien la cause : Tous ceux qui l'ont ouïe ont fait la même chose. Sur un sujet si foihie un ouvrage si beau Paroit à tout le monde on prodige nouveau. Mais pour voir si les vers cadrent à la matièto , Faisons-en, vous et moi , l'anatOBMe entière.
Je suis un invisible corps Qui de bas lieu tire mon être.
Et je n'ose faire connoitre Ni qui je suis ni d'où je sors.
Est-il rien de plus juste et de mieux rencontné? Jamais dans son sujet homme est-il mieux entré? il semble que ce vent ait de la oonnoissance. Et qu'il n'ose avouer son nom m m naÎMance.