ACTE V, SCÈNE VIII. io
Rien n'est pbs singulier que cette éiEiign»-Ià.
LISETTE
Il font avoir bon nés po«r deviner cela.
Il n'est rien pins galant que votre énigme.
BEAUGÉsriB.
Peste!
Je le sais bien. Passons à Fexamen dn reste.
Quand on m'ôte la liberté.
Pour m'échapper j'use d'adresse.
Et deviens femelle traîtresse, De mâle que j'aarois été.
Jamais d'ancnne énigme a-t-on va rien de tel? Qu est-41 de plus coulant et de plus naturel? Loin que ce que je dis blesse la vraisemblance, On en fait tous les jours la rude expérience : Et quelqu'un en ce lieu, qui ne s'en vante pas.^ Peut-être à quelque màfe a fait passer le pas. Des injures du temps mon nom n'a rien à craindre. J'ai peint ce qu'un pinceau ne pouna jamaia peindre ; Et je suis étonné , quand je songe à cela , Comment l'esprit humain peut alkr jusque-là. Je vais recommencer...
ORONTB.
Non , je vous en supplie , Nous avons de vos vers la mémoire remplie : Votre nom à l'énigme ajouteroit du poids.
BBAUCBNIE.
La nature prudente eut soiu d'en faire choix ,
io4 LE MERCURE GALANT.
Et de mes vers nombreux prévoyant Thannonie Me doua tout eiprès du nom de Beangénie. Je vous laisse Ténigme avec mon nom au bas : Omez-la d'un prélude et vantez ses appas. Les vers en sont si beaux , la matière si belle , Que vous n'en direz rien qui soit au-dessus d'elle.
OR ONT E
C'est assez, vos désirs seront tous satisfaits.
BEAUGÉNIE.
Adieu, je me retire, et je vous laisseen paix.