SCÈNE I
LISIDOR, MARIN.
MARin.
Qaoi, monsieur! vous voulez vous remarier, dites-vous?
IfiSIDOB.
Oui, oui, je veux me re,marieri çt pour cet elïet, J*ai envoyé mon fils- à Boui^s, sous prétexte d'étudier encore quelque temps la jurisprudence.
MAniN.
Suffit : mais pçut-on vous démander comment se nomme celle que vous voule? épouser?
LISIDOR.
Cest Alcine.
MARIN
Quoi ! la fille de monsieur le médecin Miro-
bolan?
LISIDOR.
Oui,
MARIN
Vous VOUS raillez , monsieur : cette fille n a pas plus de dix-huit ans , et seroit plus propre pour monsieur votre fils que pour vous.
LISIDOR.
Je ne veux pas que mon fils se marie de trois ou quatre ans.
MARIK
Mais , monsieur, pensez-vous bien à ce que vous faites , quand vous formez le dessein d*épousetÂlcine?
LISIDOR.
Comment! si j'y pense? Oui, oui, j*y pense, et fortement. Elle est belle, elle est sage, elle est jeune, ,eHe est spirituelle; enfin elle a des qualités qui ne sont pas communes.
MARIN
Eh ! ce sont toutes ces belles qualités qui devroient vous empêcher d'y songer ; car^ à dire le vrai , toutes ces choses ne s'accordent guère bien avec un vieillard.