‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 340 sur 465 · ACTE III, SCÈNE I. iS · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I. iS

LÉARQUE.

Qu'en arriyera-t-il?

Qn en pent-il arrhrcr?

Je vons mets en sa place , et je yons prends ponr elle. Si vous aviez vingt ans et que vous fussiez belle. Et qn*un homme bien fait et bien aimé de vons, Vous vit donner par force un magot pour époux , Quand vons vons trouveriez un moment tête à tête , Quelle vertu, monsieur, ne feroit pas la béte? Ne nous entêtons point, et parlons de bon sens : Quoi ! les gens les mieux faits ne seront pas exempts D'une contagion qui devient si commune.

Et vous croyez qu'Ésope aura plus de fortune? Quelque femme qu'il ait, je le dis , en un mot. Si ce n'est une sotte , il faut qu'il soit un sot. J'en réponds.

li£arqub.

Apprends-moi , pemidease peste , Si ta langue maudite a joué de son reste : As-tu fait?

DORIS

Oui.

L^ARQUE.

Sors donc , abominable esprit.

DORIS

Je ne sortirai point sans.congé par écrit.

Je prétends que l'on sache où mon zèle m'emporte.

Et par quelle raison vous voulez que je sorte.

i54 LES FABLES D'ÉSQPE.

LÉABQUK.

Parceqoe je la yeux. Son d'ici de oe pas.

DOKIS.

Ditfsie»-Toiis me tuer, je n en sortirai pas. Doimcs-moi yinift soufflets , c'est ce que je demande : Choisisses quelle joue il toos plaît qae je tende ; Me Toilà prête à tout, hors à me séparer D'une pauvre brebis qu'un loap veut dévorer. Eh! monsieur, raïqieles votre tendresse extrême, Et laissesMUol..

LBARQUE.

Demeure , et laisse-moi toi-même.

( à Euphrosine. ) Quelque insolent disopars que j'en aie essuyé. Je vous la rends; tantôt vous m'en avez prié : Mais à condition, c'est moi qui vous l'impose. Que pour l'amour de moi vous ferez quelque chose. Ésope , qui demain doit être votre époux , N'est qu'à demi conteut, s'il ne vous dent de vous : Il vous doit venir voir, assuré par moi-faéme Que vous serez sensible à cet honneur extrême. Et qu'en fille bien née, et qui sait son devoir, Vous aurez du plaisir k le bien recevoir. Faites-moi dire vrai : le voilà qui s'avance.

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