‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 348 sur 465 · M. DOUCET · texte numérisé non relu

M. DOUCET

A qui manque d'aïeux j'ai le secret d'en faire;

Et pour deux mille écus pour le prix de mon soin ,

Je vous ferai venir des aïeux de si loin ,

Aux grandes actions toujours Tame occupée ,

Que la vérité même y seroit attrapée.

Jugez de mon savoir par les soins que j'ai pris :

Le fils d'un maréchal est devenu marquis.

Ésopie.

Vous avez, je l'avoue , un talent admirable; HCais rien n'est beau pour moi qui ne soit véritable : Quand on me croiroit noble à faire du fracas, Pourrois-je me cacher que je ne le suis pas , Dites?

M. DOUCBT.

Si l'on avoit cette délicatesse , Adieu plus des trois quarts de ce qu'on croit noblesse.

i6a LË8 fABLKS D'É6QP£.

Il n'en est pc9«QUi« poinl, à vo«s psurler «ans fai4 ,

Qui nait yo«r (avre {Nron^ve ea besoùoi de moi^aEt.

Je sais de |jfpf tfjpiieim Spi «WoieAt dan» k.cni4e

Sans la lévisioa qvbe je fis de laar cace,

Où je snhaUtnai, tant mon aipt est divin»

Trois marécbaax «W camp pour tioi* iaasGbandad« vi

Si fionr votre noblesse il vous pian<|ae dea titSM»

Il faudra recourir à quelques vieilles vitros ,

Où nous ferons entrer d'une adroite façon

Une devise antique avec votre écM^oa*

Vingt douteuses maisons qui sont dans la province.

Pour se mettre à l'abri des rechefieh«& dm prnwe.

Avec cette industrie oitf trouvé le upye«

De prouver leur noblesse admirablement bien.

Vous seres ouebk «S9«t, si vomsv paswMe% Htvf^

iSOFE,

Et conmiept, s'il voqs plaît, le pwi^iiirJQ p«^ql|¥e? Âi-je un çxtéri«nr qui puisse Êiice voif..,

IL n&QcsT.

Je vous trouve l'air noble autant qu'oie p^ut l'avoir.

BSOP^

A moi?

M. nODCCT.

^nr votre front certain «clat qui brille Montre que voui> veoes d'um iU^is^re famUl^

ÉSOPB.

il est vrai , j'ai l'air grand , l'aspect noble. M. oop^BT.

Beaucoup.

Page 1